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Armel Tripon et son Multi50 sur le Record SNSM

RÉAUTÉ CHOCOLAT 2e du Record SNSM… et à la fête pour The Bridge

Magnifique fête à Saint-Nazaire ce week-end où le Record SNSM se conjuguait avec The Bridge, l’événement hors catégorie dont RÉAUTÉ CHOCOLAT est également partenaire et qui voit s’affronter sur l’Atlantique Nord quatre trimarans Ultimes et le fabuleux paquebot Queen Mary 2. En Multi50, Armel Tripon et son équipage se sont offert une place d’honneur de plus à l’occasion du Record SNSM. A l’inverse de l’ArMen Race que RÉAUTÉ CHOCOLAT avait gagné, cette fois c’est Erwan Le Roux – ami et grand rival d’Armel – qui s’est imposé.

Armel, comment s’est passé ce Record SNSM qui se termine encore par un podium pour RÉAUTÉ CHOCOLAT, décidément abonné aux victoires et aux belles places ?

« C’était vraiment intéressant : nous avons fait 24 heures de course au contact entre nous et les bateaux d’Erwan (Le Roux) et de Lalou (Roucayrol). La course a commencé par un long louvoyage jusqu’à l’Occidentale de Sein avec une petite option à prendre en baie de Quiberon. Il y a eu en quelque sorte une séparation de trafic : avec RÉAUTÉ CHOCOLAT nous sommes passés entre Houat et Belle-île, alors qu’Erwan est passé carrément dans la baie de Quiberon et il est ressorti en tête… C’était probablement une petite erreur de notre part. Mais je suis quand même très content de terminer ce Record SNSM à la deuxième place, ça valide encore un peu plus le projet et montre que nous sommes compétitifs. »

On a eu l’impression que l’équipage d’Erwan Le Roux vous marquait un peu « à la culotte », non ?

« Ah oui ! Dès qu’on virait de bord, Erwan virait aussi pour nous marquer. Il a exercé un contrôle permanent sur nous, c’était assez clair… Et il a bien joué le coup ! C’était une course de marquage, Erwan voulait absolument la gagner et il l’a fait de belle manière, il n’y a rien à dire à part bravo à lui. Sincèrement, je suis content pour lui qu’il ait gagné : il était très motivé et il a réussi. »

Après avoir viré la marque de l’île de Sein, il y a eu un bord vraiment rapide qui devait être sympa à vivre à bord avec tout l’équipage…

« A l’île de Sein nous sommes toujours deuxièmes, à environ 5 milles du leader. Et oui, à ce moment-là, la navigation devient vraiment euphorisante car après douze heures de près pas très agréables où le bateau tapait un peu dans la mer, nous sommes partis au vent portant, sous gennaker (grande voile d’avant) et tout en glissades, d’abord vers les Glénan puis vers le plateau de Rochebonne. Là, on naviguait entre 20 et 23 nœuds tout le temps et le foil faisait son œuvre. Au niveau de l’île d’Yeu, à la faveur d’une petite molle nous avons réussi à revenir sur Erwan… Mais Lalou Roucayrol revenait aussi sur nous ! Après avoir enroulé la marque de Rochebonne, on repart en route directe vers St Nazaire au reaching et on finit très fort pour venir couper la ligne d’arrivée seulement six minutes après Erwan. C’était un beau finish ! »

C’était la première fois que vos Multi50 s’affrontaient en étant équipés de leurs deux foils. Tes impressions ?

« Maintenant le bateau est symétrique ! Ce qui est sympa c’est qu’on commence à mieux maitriser : on a affiné nos repères, nos réglages, nos sensations avec ces foils. Plus on navigue avec eux et mieux on sait les utiliser. Il y a une sensation de progression vraiment agréable. D’autre part, nous avons énormément progressé sur les manœuvres par rapport au tout début de saison. Nous avons trouvé une nouvelle organisation pour manœuvrer qui est bien plus rapide et bien plus efficace qu’il y a encore quelques semaines. Et ça c’est très intéressant pour la suite. »

Tu es un fidèle du record SNSM… Et te voilà maintenant embarqué sur The Bridge, cette fois à bord du Queen Mary 2 qui va rallier St Nazaire à New York. On imagine que ça te change un peu des transatlantiques humides à bord des bateaux à voile !

«RÉAUTÉ CHOCOLAT est partenaire de The Bridge… et ils ont décidé d’inviter leur skipper – en l’occurrence, moi – à bord du Queen Mary 2, où je prends ma casquette de consultant course au large et de relations publiques. Je mentirais si je disais que ce n’est pas agréable. Quant à savoir si ça me change, la réponse est oui ! C’est la dix-neuvième fois que je traverse l’Atlantique sur un bateau, mais c’est bien la première fois que je vais dormir dans un vrai lit confortable en faisant des nuits de huit heures ! C’est bien agréable en attendant de reprendre du service avec le Multi50 sur le Grand Prix des Multicoques à Saint Quay-Portrieux…»

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