La Solitaire du Figaro - L’Edition 2008
Rendez-vous incontournable de tous les figaristes, la Solitaire du Figaro affiche complet cet été avec 53 concurrents au départ. Armel Tripon y défendra les couleurs de Gedimat pour la 5ème année consécutive. Point d’orgue de sa saison, Armel aborde la ‘Grande Classique’ sereinement avec un entraînement bien ficelé et une motivation sans borne. Et il en faudra… cette 39ème Solitaire hors norme annonce la couleur : l’un des plus long parcours de l’histoire de la course avec ses 1880 milles, 3 étapes au lieu de 4 dont une de 825 milles, un record !
Etape 1 : La Rochelle – Vigo - 465 milles
« L’étape la plus courte mais pas la plus évidente. La traversée du Golfe de Gascogne peut toujours réserver son lot de surprises. Après, on attaque la descente le long des côtes Nord de l’Espagne avec ses reliefs et ses problèmes de vent thermique dus aux fortes températures de saison. Enfin, la baie de Vigo… une côte avec beaucoup de reliefs et du vent parfois très faible, elle ne sera pas facile à négocier. »
En résumé : « une étape sans réelle option possible mais qui peut déjà faire des dégâts au classement. »
Etape 2 : Vigo – Cherbourg- Octeville - 590 milles
« Au début, on prend les mêmes et on recommence mais dans l’autre sens. Donc méfiance pour la remontée le long des côtes espagnoles puis toujours pour le Golfe de Gascogne. Après, c’est la traversée des Iles à Ouessant et la remontée de la Manche où il y a beaucoup de courants. A cette époque, nous serons en vives eaux avec de forts cœfficients de marée. Si le vent est établi, tout va bien. Si ça n’est pas le cas, ça peut faire très mal. »
En résumé : « l’étape de tous les dangers. »
Etape 3 : Cherbourg-Octeville – L’Aber Wrac’h - 825 milles
« Dernière et très longue étape, la plus longue de l’histoire de la Solitaire du Figaro ; 4 à 5 jours de navigation. Tout le monde accusera la fatigue des étapes précédentes et ça se jouera là-dessus. Il faudra donc être remonté à bloc et assurer le rythme : une alternance de sprint et de fond, dormir quand on peut et être sur le pont quand il faut. La lucidité sera donc notre mot d’ordre.
La flotte doit contourner l’Ile de Man et a peu de marques de parcours à respecter. Il va falloir faire notre route en fonction de l’analyse du plan d’eau. Il va y avoir du jeu. »
En résumé : « une étape très ouverte qu’il faudra aborder avec une grande détermination et où les options météo peuvent être déterminantes. »