|
avr
07
2012
|
|
Un navigateur heu-reux !!!!! |
Le mot est faible pour définir l’état d’esprit d’Armel à son arrivée à progreso (Mexique) avec Fabrice en 3ème position de la Solidaire du Chocolat. Les mines radieuses des 2 skippers attestaient, malgré la fatigue, du bonheur de compléter (à peine 7h après le 1er équipage !) le très beau podium de cette deuxième édition de la transat partie le 11 mars de Saint-Nazaire. Illustration avec cette « Pépite de Progreso » que nous livre Armel.
« C’est mon premier podium sur une transat depuis ma victoire sur la Mini-Transat 2003 alors je suis vraiment heureux. Nous étions en phase avec la météorologie, entre nous, avec les éléments, avec notre bateau. La course a été intense jusqu’au bout avec un final haletant. Nous allions plus vite que nos adversaires dans la dernière ligne droite et nous avions vraiment une soif de podium. La bagarre a été rude pendant plus de trois semaines et nous n’avons jamais rien lâché et démontré notre potentiel avec ce bateau. » Photo Bruno BOUVRY
Toutes les photos, vidéos, retour sur la transat sur www.reportersdularge.com.
















on a quitté Alger , après avoir rempli nos 80 litres de gazoil, une escale magique, là où personne ne va, il n’y a d’ailleurs rien sur l’ Algérie dans les guides maritimes, pays moribond, délaissé, une guerre pas digérée ? On est rentré dans le port avec un vent du sud, chargé de toute la chaleur accumulée sur le désert, un vent brûlant et poussiéreux, presque suffocant, irrespirable. Apres les formalités douanières zélées mais courtoises, on se dirige vers le port de commerce, immense, errant entre les cargos, remorqueurs et carcasses rouillées à la recherche d’une pompe…Paysage de désolation, sous les regards incrédules de nombreux marins au commerce, un quai sale nous attend, avec 2 jeunes algériens avenants, assez interloqués de voir un voilier de course chez eux. On repart avec nos bidons, sous contrôle du garde côte, inquiet de nous voir reprendre la mer avec ce vent du djebel , sirocco peut-être , qui nous propulse vers la Sicile. C’est la nuit et on est torse nu, il fait 30 °, c’est surréaliste on est bien loin de la Bretagne, ses pulls et cirés !