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jan
24
2012
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Nouveau mode de transport |
La Trinité sur mer, là même où j’ai tiré mes premiers bords en muscadet , pliés mes premières voiles, sur des pontons gelés par les frimas, puis comme chaque marin, équipier, plaisancier, coureur, amarré mon bateau. J’y ai mis à l’eau mes premiers minis, qui sortaient de chez Amco, mon figaro chaque hiver pour la reprise des entrainements et aujourd’hui un Class 40… portant le nom de Geodis.
Avec Fabrice Amedeo, je suis associé sur ce nouveau projet de course au large, avec comme objectif la Solidaire du chocolat qui partira le 11 mars de St Nazaire avant d’avoir fait escale à Nantes. A la maison.
Le bateau a passé l’hiver sur le terre plein, trop peu de temps pour le rentrer au chaud, avec David Salle, notre préparateur, spécialiste du composite, on a jonglé entre les pluies hivernales, le froid sibérien, les coups de suroit bien frappés, pour démonter, réparer et optimiser, ce très beau bateau. Un Akilaria RC2.
On se retrouve alors à quai , devant le môle Loic Caradec, pas bien loin du nouveau Trimaran de mon pote Erwan Leroux, ancien compagnon de mini, aujourd’hui captain du plus rapide des 50 ‘. Il y a encore des sponsors qui misent sur la course au large, qui croient au partage et aux belles histoires que l’on peut y écrire, c’est encourageant. 
C’est magique de repartir sur un nouveau projet, avec un programme de course fabuleux,où nous allons sillonner l’Atlantique , pirater en caraibes,rencontrer les mayas, remonter jusqu’à New York, aller saluer les Québecois tabernacle et atterir de nouveau en bretagne à St Malo. Des Milles en pagaille, sur un belle machine.
Pour l’heure c’est la baie de quiberon et Belle Ile qui nous invitent à l’entrainement pour un mois. Si vous passez par là , n’hésitez pas à montrer un tête à bord.






on a quitté Alger , après avoir rempli nos 80 litres de gazoil, une escale magique, là où personne ne va, il n’y a d’ailleurs rien sur l’ Algérie dans les guides maritimes, pays moribond, délaissé, une guerre pas digérée ? On est rentré dans le port avec un vent du sud, chargé de toute la chaleur accumulée sur le désert, un vent brûlant et poussiéreux, presque suffocant, irrespirable. Apres les formalités douanières zélées mais courtoises, on se dirige vers le port de commerce, immense, errant entre les cargos, remorqueurs et carcasses rouillées à la recherche d’une pompe…Paysage de désolation, sous les regards incrédules de nombreux marins au commerce, un quai sale nous attend, avec 2 jeunes algériens avenants, assez interloqués de voir un voilier de course chez eux. On repart avec nos bidons, sous contrôle du garde côte, inquiet de nous voir reprendre la mer avec ce vent du djebel , sirocco peut-être , qui nous propulse vers la Sicile. C’est la nuit et on est torse nu, il fait 30 °, c’est surréaliste on est bien loin de la Bretagne, ses pulls et cirés !






