Pour le skipper Armel Tripon et l’architecte naval Samuel Manuard le Défi Azimut aura permis de valider que L’Occitane en Provence est conforme à son concept : avoir une hauteur de vol mesurée afin d’éviter les atterrissages brusques qui lui feraient perdre élan et vitesse. Le bateau construit par Black Pepper aura ainsi démontré au cours de ces derniers jours qu’il était capable de vitesses moyennes élevées ! ce constat est très encourageant et motivant à moins de deux mois du Vendée Globe…

Armel Tripon, skipper de L’Occitane en Provence : « Nous avons montré de très belles choses »
« Ce Défi Azimut a été positif. Ces quelques jours à se confronter aux autres nouveaux IMOCA sous différentes allures et forces de vent, sont une première et étaient nécessaires pour progresser . Ce choix volontaire de voler moins haut que les autres a démontré son efficacité : moins d’écart entre nos vitesses basses et nos vitesses hautes et un bateau assez facile à mener. Cette course permet de se mettre dans une bonne dynamique avant le Vendée Globe ne serait-ce que pour reprendre des réflexes de placement, de trajectoires. C’était un rendez-vous à ne pas rater! Dès demain, retour aux entraînements pour fiabiliser, naviguer dans la brise et éprouver le matériel ».

Samuel Manuard, architecte de L’Occitane en Provence : « Nous sommes dans le match, c’est une vraie satisfaction »
« Ce que j’ai vu des comportements de notre bateau au cours de ce Défi Azimut m’a beaucoup plus ! Jusqu’ici nous avions travaillé à partir de nos sensations sur le comportement du bateau, ainsi que de l’analyse numérique des performances, mais ‘’ c’est super important de se confronter aux autres en vrai, sur l’eau’’. En vitesse pure, nous savons maintenant que nous sommes vraiment dans le match et nous l’avons été à chaque exercice du Défi Azimut. Il faut évidemment relativiser tout cela, car ce n’étaient pas les conditions du Vendée Globe ; cependant et par comparaison avec la concurrence c’est vraiment très encourageant ! L’idée de L’Occitane en Provence, c’est d’être efficace ; c’est d’avoir des vitesses basses toujours élevées et de retomber de nos foils le moins souvent possible. C’est le même principe que sur l’autoroute en voiture : si tu t’arrêtes pour acheter des sandwiches, ça tue la moyenne (rires) ! Et il ne faut pas oublier que les grosses variations de vitesse c’est du stress mécanique, mais c’est aussi du stress mental pour le skipper. L’idée était de lisser la vitesse, je pense que c’est réussi et cela nous conforte dans nos choix. Le Vendée Globe ne se jouera pas sur les petits coups de mistoufle qu’il y a eu sur ce Défi Azimut. Ce que je retiens c’est que nous sommes bien dans le match par rapport aux autres bateaux neufs, et ça c’est une vraie satisfaction ! »

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