En août dernier, à l’occasion de l’épreuve finale du Pro Sailing Tour entre Toulon et Brest, le trimaran de 50 pieds d’Armel Tripon et Benoît Marie démâtait au large du Portugal. Un coup dur pour les deux marins qui parvenaient toutefois à récupérer l’espar et les voiles. Après plusieurs semaines de chantier et l’engagement de toute l’équipe, la journée d’hier et le soleil trinitain sont venus balayer l’attente et la frustration. Heureux comme deux enfants la veille de Noël, Armel et Benoît ont remis en place le mât de l’Ocean Fifty « Les P’tits Doudous » et redonné à leur trimaran ses ailes. Un soulagement et un bonheur non feints à moins d’un mois du départ de la Transat Jacques Vabre, qui partira du Havre le dimanche 7 novembre.

 

Lancés dans une véritable course contre la montre depuis août dernier, Armel Tripon et Benoît Marie viennent de cocher une case essentielle de la liste des choses à faire d’ici au départ de la transatlantique en double. Sur le papier avoir un mât à trois semaines du départ semblait une évidence. Pour l’équipe des P’tits Doudous c’était un défi qui vient d’être relevé avec brio. Dans la malchance de leur démâtage cet été, les deux marins avaient réussi à récupérer le mât brisé en deux morceaux. Ce dernier a été manchonné et renforcé pour retrouver sa place hier. Un contretemps dont l’équipe se serait bien passée mais dont tous tirent du positif, à commencer par Benoît Marie : « Dans notre malheur, c’est arrivé au bon moment. C’est sûr que nous aurions préféré naviguer plus, mais Armel et moi savons nous adapter. Nous avons consacré le temps sans entraînement à faire autre chose et notamment à trouver des partenaires et lancer une belle dynamique. A partir de maintenant, nous allons naviguer non-stop jusqu’à notre arrivée au Havre le 28 octobre. Le fait d’avoir renforcé le mât pour permet de partir sereins ».

Un enthousiasme et une reconnaissance largement partagés par Armel Tripon : « C’est un énorme soulagement, une grande joie de voir ce si beau bateau retrouver son mât. Je veux vraiment exprimer ma reconnaissance à toute l’équipe et aux prestataires qui ont œuvré d’arrache-pied pour nous permettre d’être au départ de la Transat Jacques Vabre. Nous y avons cru et nos partenaires en tête ! « Les P’tits Doudous » seront bien au Havre, prêts à montrer les dents ! »

 

Confiants dans le potentiel déjà démontré par leur bateau, les skippers de l’Ocean Fifty « Les P’tits Doudous » vont hisser leur grand-voile neuve lundi prochain et s’atteler à ce qui les anime depuis toujours : naviguer pour s’attaquer à l’Atlantique en double et rallier Le Havre à la Martinique de la plus belle manière…

 

Le 1er février dernier, Armel Tripon en terminait avec son tout premier Vendée Globe à la 11ème place, à la barre d’un bateau révolutionnaire. De son côté, Benoît Marie faisait parler ses talents d’ingénieur en concevant son propre Moth de compétition et un voilier laboratoire avec pour ligne de conduite une fabrication eco-responsable Partageant de nombreux points communs dont des origines nantaises, une victoire sur la Mini Transat chacun et surtout la volonté de naviguer « utile » et de porter des messages forts, c’est un troisième vainqueur de la Mini Transat, Damien Grimont, qui orchestre la rencontre. Ensemble, ils mettent le cap sur un programme sur trois coques et une participation au tout nouveau circuit Ocean Fifty, sous les couleurs de « The Arch », événement accélérateur de la transition écologique en Europe imaginé par Damien. Entre les deux marins, la magie opère et les premiers rendez-vous sportifs leur permettent de prendre leurs marques et mettre de l’huile dans les rouages. Mais en août dernier, à l’occasion du Final Rush, épreuve finale du Pro Sailing Tour entre Toulon et Brest, le trimaran de 50 pieds démâte au large du Portugal. Une course contre la montre s’engage alors pour un objectif clair : être au départ de la Transat Jacques Vabre, le 7 novembre.

 

Les partenaires historiques des « P’tits Doudous » engagés et l’espoir d’en embarquer de nouveaux

A La Trinité-sur-Mer, port d’attache du bateau, les deux skippers s’activent pour répondre présents. Sur le plancher de la voilerie, la nouvelle garde-robe est en fabrication quand le mât est l’objet de toutes les attentions pour retrouver sa place dans le courant du mois d’octobre. Un timing serré qui n’empêche pas l’équipe d’avancer et d’annoncer de belles nouvelles. Ainsi, l’Ocean Fifty s’apprête-t-il à se parer de nouvelles couleurs et à rallier Le Havre à la Martinique sous le nom de « Les P’tits Doudous ». Soutien inconditionnel de l’association créée par Nolwenn Febvre depuis 2016, Armel n’a depuis jamais navigué sans embarquer avec lui les soignants et enfants qui, chaque jour, bénéficient des actions essentielles rendues possible grâce à la collecte du cuivre et métaux à usage unique au sein des hôpitaux. Ce nouveau chapitre qui s’annonce est rendu possible grâce au support d’un collectif d’entreprises partenaires au premier rang desquelles Niji, Moulin Roty et Act for impact, et de « The Arch » qui offre aux petits malades et à leurs anges-gardiens la plus belle des visibilités sur l’Atlantique.  Une aventure humaine qui n’aspire qu’à accueillir de nouveaux acteurs économiques pour partager cette belle dynamique.

Un projet sportif et citoyen qui s’inscrit plus que jamais dans la volonté d’Armel et Benoît de rester fidèles aux hommes qu’ils sont…

 


Ils ont dit :

Armel Tripon, skipper de « Les P’tits Doudous » :

« Il y a chez moi une envie évidente de retrouver la course au large, ça fait partie de ce qui m’anime. Naviguer en double après le solitaire permet un partage d’expérience riche, d’autant qu’avec Benoît nous avons trouvé une belle complémentarité. Nous devons composer avec un planning serré, mais notre objectif est clairement de finir, du mieux possible. Nous y allons avec humilité parce que nous savons que d’autres sont bien plus prêts que nous… mais nous avons énormément d’envie, d’autant qu’en 22 transatlantiques, je ne suis encore jamais arrivé en Martinique !

Ce n’est évidemment pas anodin de mettre en avant deux associations partageant des valeurs fortes et qui me tiennent particulièrement à cœur. C’est beau de pouvoir proposer cette vitrine et de les mettre en avant. Nous cherchons tous à donner un sens à ce qu’on fait. Je suis ravi de naviguer mais cela reste un jeu. Amener cette dimension sociétale est une belle récompense qu’on nous offre, un beau témoignage de confiance ».

 

Benoît Marie, skipper de « Les P’tits Doudous » :

« Cette course sera ma troisième transatlantique et ma première Transat Jacques Vabre. Le fait de partir en double est excitant parce que nous sommes deux solitaires qui pouvons pousser les choses plus loin. Cela nécessite d’être bon techniquement mais aussi de savoir gérer l’humain sur un multicoque qui représente le top du top de la voile au large, et avec Armel, qui connait bien l’exercice, on ne pouvait rêver mieux.

Nous allons passer au large de plein d’endroits mythiques comme Fernando de Noronha et ce sera mon premier passage de l’équateur à la voile. Par ailleurs, j’ai passé pas mal de temps en Martinique et je connais bien l’arrivée et la baie de Fort de France. C’est un beau parcours et j’ai hâte de faire une belle trace sur l’Atlantique !

Je suis heureux de pouvoir me mettre au service d’une cause supérieure. J’ai toujours essayé de faire les choses avec un souci environnemental. C’est très ancré en moi. Le fait de pouvoir partager ces valeurs sur une course reconnue et de mener un projet de manière différente est très important »

 

Nolwenn Febvre, Présidente de l’association nationale « Les P’tits Doudous »

« Devant les remparts de Saint-Malo, je rencontre Armel, qui s’apprête à embarquer à bord d’un Class 40 pour affronter l’Atlantique. Nous sommes en 2016 et 20 associations « Les P’tits Doudous » embarquent sur ” The Transat “. Première tempête ensemble, la vie en mer n’est pas simple, le parallèle avec les soignants est pour moi une évidence. 

Depuis cette première aventure, Armel et « Les P’tits Doudous » ont continué de grandir ensemble, en Multi 50 et en IMOCA, sur l’Atlantique et sur les mers du globe… avec 100 associations, 1500 soignants embarqués et des milliers de doudous collectés pour les enfants ! 

Les soignants vivent la violence des tempêtes qui s’abattent sur les enfants, les familles face à la maladie. Comment avancer vers la victoire, trouver les ressources, se dépasser, ne pas lâcher, tomber, repartir vers des temps plus cléments. Armel est un ambassadeur ! Naviguer sur les océans, sur notre planète, donne du sens à notre engagement collectif. C’est simplement une rencontre, une aventure humaine, chacun s’enrichit dans les épreuves, dans les challenges et nous construisons nos projets, pour vivre et avancer ensemble ! Demain sera encore plus beau qu’hier ! »

 

Hugues Meili, PDG de Niji :

« Nous sommes fiers et heureux d’accompagner ce projet à double titre. D’abord, parce que nous soutenons « Les P’tits Doudous » depuis sept ans et que nous avons notamment pris en charge la réalisation du jeu « Le Héros, c’est toi ! ». Nous partageons des valeurs fortes d’audace, de bienveillance… Il y a, entre nos deux équipes, de la confiance et du respect. Mais cela tient également au fait qu’il existe, entre Niji et la voile, une longue histoire qui a pris des formes différentes au fil des ans. Cette fierté est collective et partagée par l’ensemble de nos équipes qui se réjouissent de voir notre soutien aux « P’tits Doudous » s’incarner aujourd’hui dans ce projet bateau qui va inévitablement renforcer l’enthousiasme en interne ».

 

Bruno Fustemberg, DG de Moulin Roty :

« Nous sommes aux côtés des « P’tits Doudous » depuis le début et nous n’imaginons pas ne pas continuer à soutenir l’association. Avec Armel c’est une longue histoire puisque nous avons commencé à l’accompagner en 2003 sur la Mini Transat. C’est un plaisir de prendre part à cette nouvelle aventure et de continuer à suivre cette association qui a vraiment de très beaux projets. Nous allons continuer à avancer ensemble, sur terre et sur mer ».

 

Raphaele Leroy, Directrice de la Direction d’Engagement d’Entreprise des Réseaux France de BNP Paribas :
« A travers son dispositif Act for Impact dédié aux entrepreneurs et associations à impact positif, BNP Paribas soutient « Les P’tits Doudous ». Aujourd’hui, nous sommes très heureux de poursuivre notre engagement aux côtés de l’équipe des « P’tits Doudous », et nos collaborateurs encore plus ! Tout au long de la Transat, du Havre à la Martinique, ils seront à quai pour proposer des petits doudous et donner au plus grand nombre l’envie d’embarquer dans l’aventure ».

 

En savoir plus :

Les P’tits Doudous – www.lesptitsdoudous.org :

Les P’tits Doudous sont un réseau d’associations de professionnels de santé qui œuvrent pour améliorer le vécu des enfants, des parents et des soignants à l’hôpital.

Notre mission est d’améliorer l’accueil et le bien-être des enfants opérés, de réduire leur anxiété par le jeu et le numérique avant l’opération chirurgicale.

Notre ambition est de faire évoluer les pratiques de soins à l’hôpital grâce à l’écoute des besoins des patients par les soignants et d’améliorer les conditions de vie du personnel soignant. En donnant la possibilité aux soignants de proposer eux-mêmes, des idées et des projets d’amélioration, en s’appuyant sur le numérique et sur le développement durable, nous les amenons à faire évoluer leurs pratiques. L’impact social de notre projet est donc important.

 

 

Le skipper nantais Armel Tripon, 11ème du Vendée Globe 2020, et le Technocentre AIRBUS de Nantes initient une collaboration inédite autour du développement d’un nouvel IMOCA fabriqué à partir de fibres de carbone déclassées et de chutes de pièces composites. Ce bateau verrait le jour en 2023 et ouvrirait la voie à une nouvelle filière de valorisation des composites pour AIRBUS dans des applications nautiques.

Fort de sa performance lors du dernier Vendée Globe à bord d’un bateau audacieux aux formes révolutionnaires et conscient que la construction navale génère des impacts environnementaux très importants, Armel Tripon a souhaité réfléchir aux côtés de son territoire à de nouvelles alternatives pour construire son prochain bateau, en adoptant une démarche plus vertueuse et responsable. C’est tout naturellement que le skipper nantais s’est adressé au Technocentre AIRBUS de Nantes, plateforme technologique destinée à accompagner des initiatives innovantes sur des mises en œuvre de matériaux composites à hautes performances. L’aéronautique et la voile de compétition ont en commun l’utilisation de la fibre de carbone, reconnue pour sa légèreté et sa robustesse, devenue incontournable dans la fabrication d’avions comme de voiliers de course. La possibilité d’une valorisation de certaines pièces composites déclassées et du réemploi de matières issues du gisement de fibre de carbone dont dispose le Technocentre AIRBUS pour la construction d’un futur IMOCA est donc à l’étude, avec l’appui du cabinet d’architecte VPLP et de la classe IMOCA, garante de la jauge réglementant la fabrication de ces bateaux. 

Un défi collectif, avec les architectes de VPLP et la classe IMOCA

C’est un défi collectif et particulièrement audacieux qui rassemble ces différents acteurs, portés par l’ambition commune de trouver des mutations durables en matière de construction navale avec l’opportunité de revaloriser concrètement la fibre de carbone en fin de vie, tout en conservant ses propriétés mécaniques initiales. Ce projet s’inscrit parfaitement dans la stratégie nautique de Nantes Métropole, engagée aux côtés de ses acteurs industriels et économiques pour accélérer des innovations technologiques et des expérimentations en faveur d’un nautisme durable et précurseur.  

Pour le Technocentre AIRBUS, ce démonstrateur pourrait être l’opportunité de pénétrer le secteur de la voile de compétition de façon durable en misant par la suite sur le développement de futures pièces composites à partir de leur gisement de fibres de carbone.

Projet novateur cherche sponsor(s)

Pour financer les ambitions d’Armel et se donner les moyens de gagner le Vendée Globe, il y a une belle place à prendre pour un ou des partenaires qui s’embarqueraient dans une nouvelle aventure humaine, sportive, technologique et environnementale. Armel Tripon fait donc appel aux entreprises qui pourraient donner leur nom à ce futur voilier innovant en prenant le naming de l’IMOCA jusqu’au Vendée Globe 2024. Une aventure avec du sens.

Ils ont dit

« Le Technocentre Airbus est particulièrement heureux et fier de soutenir Armel dans ce nouveau projet ambitieux d’un point de vue sportif et industriel. Une belle occasion pour AIRBUS de valoriser nos composites et nos savoir-faire. » François Paynot, directeur Airbus Nantes

« C’est avec une grande fierté que la classe IMOCA reçoit l’annonce de ce partenariat. Armel Tripon est l’un des skippers le plus novateur de la classe IMOCA et Airbus une référence technologique mondiale. Réduire l’impact carbone de nos projets est une priorité pour les prochaines années. Ce partenariat est une étape majeure pour initier ce mouvement. » Antoine Mermod Président Classe IMOCA

« Pour VPLP, l’évidence du projet d’Armel est marquée par 3 éléments forts : Nous partageons pleinement les valeurs environnementales et sportives portées par ce défi technologique grâce auquel nous renouons avec enthousiasme les relations historiques avec Airbus Nantes, liens tissés à l’occasion du projet Hydroptère il y a plus de 20 ans. Et enfin, cette collaboration intervient en même temps que nous inaugurons l’implantation d’une nouvelle agence à Nantes cette année 2021 ! » Vincent Lauriot Prévost & Quentin Lucet, VPLP Design 

« Je suis particulièrement fier de soutenir Armel Tripon dans cette nouvelle aventure sportive et industrielle, emblématique des mutations environnementales du nautisme et qui valorisent le savoir-faire des entreprises innovantes de notre territoire, Airbus en premier lieu. » Francky Trichet, Vice-Président de Nantes Métropole en charge de l’innovation, du numérique, de l’international et de la francophonie

« N’est-ce pas à nous, skippers, d’amorcer une prise de conscience collective et d’être acteur du changement dès maintenant ? J’ai à cœur de montrer l’exemple avec un projet novateur qui tentera d’amorcer des alternatives en matière de construction nautique, pour mieux maîtriser et diminuer à terme notre impact carbone. Ici s’écrit la voile de demain, ambitieuse, responsable et collaborative. A nous tous, maintenant de convaincre des entreprises de nous rejoindre dans ce challenge humain ! » Armel Tripon, skipper

Après 5 jours de remorquage depuis Portimão, dans des conditions météo très variées, The Arch a fait son entrée en baie de Quiberon, jeudi 19 août au lever du jour.
Je suis heureux de voir notre Ocean Fifty de nouveau à quai en Bretagne. Le compte à rebours est lancé pour être au départ de la Transat Jacques Vabre, le 7 novembre prochain. Après les coups durs, on a envie de vous partager nos victoires. Alors rejoignez-nous… ! Car c’est maintenant qu’on a besoin de vous.
Un immense merci à tous nos partenaires pour leur soutien..

Le trimaran The Arch naviguait aux avant-postes du Pro Sailing Tour cette nuit quand l’Ocean Fifty a démâté subitement aux alentours de 1h23 ce vendredi 6 août. Aucun blessé à bord mais un coup dur pour l’équipage qui réalisait une magnifique course.

 

 

Retour sur l’incident

« On était dans le match, on avait fait une très belle première moitié de course grâce à une option nord payante en Méditerranée qui nous a permis de recoller au peloton de tête au passage de Gibraltar. On avait remonté toute la flotte jusqu’à nous emparer même de la tête de la course hier soir dans le Golfe de Cadix à la faveur d’une option osée à quelques centaines de mètres de la côte.
On évoluait bord à bord avec Leyton, actuel leader de la course, quand le mât s’est littéralement brisé comme un château de cartes. 
J’étais à la barre, on avançait bien, quand d’un seul coup on a entendu un grand fracas. Il faisait nuit noire, j’ai perdu un peu mes repères et j’ai vite compris que le mât s’était écroulé. » confie Benoit Marie co-skipper de The Arch.
Au moment de l’incident l’équipage évoluait sous grand-voile haute et J1 le long des côtes du Portugal, dans un vent de 14-18 nœuds. Armel Tripon, co-skipper de The Arch, raconte à son tour : « J’étais sous la casquette avec Loïs, j’allais prendre mon quart à la barre quand j’ai entendu un grand bruit. C’est à ce moment-là que j’ai vu la bôme tomber sur le roof. J’ai tout de suite compris ce qu’il se passait. On a eu peur pour Benoît (Marie) car il était à la barre au moment du démâtage. Globalement, ça s’est passé en douceur et dans notre malheur, on a de la chance car aucun dommage n’est à déclarer sur le bateau. »`

Gréément sécurisé à bord !

Proche des côtes portugaises, dans un vent médium et une mer peu formée, les opérations de remorquage sont actuellement en cours.

Après plusieurs heures d’effort, l’équipage a réussi à sécuriser le gréement et récupérer chaque partie du mât et des voiles. « On tenait vraiment à ne laisser aucun débris dans l’eau. » nous confie Armel. Ils ont été pris en remorque vers 4 heures du matin pour faire route vers Portimao, unique port de la zone capable d’accueillir un trimaran de 50 pieds.

Un plongeur est en cours d’intervention pour aider l’équipage à désolidariser le mât du bateau et remonter à bord le dernier morceau de mât pour assurer le convoyage jusqu’à Portimao en toute sécurité. Ces opérations sont assurées en coordination avec les autorités locales.
« Nous avons récupéré tous les bouts du mât donc nous allons pouvoir analyser les causes de la rupture rapidement. Pour le moment la casse reste inexpliquée, notre mât ne présentait pas de signe d’usure particulier et avait moins de 2 ans. »


Objectif Transat Jacques Vabre :
Le duo nantais Benoit Marie et Armel Tripon reste focalisé sur la Transat Jacques Vabre.
Cet incident est un peu une douche froide à 3 moins du départ, d’autant plus que nous n’avons à ce jour pas de partenaire titre pour la Transat Jacques Vabre ni pour la Route du Rhum. Notre performance sur ce début de course illustre bien le potentiel du bateau et de notre duo ! On espère vraiment pouvoir aligner notre fier Ocean Fifty sur un programme complet de courses.
Le mot du jour ? Résilience… Rebondir dans les coups durs, ça fait partie intégrante de notre métier. Avis aux entreprises qui souhaiteraient rejoindre le projet en affichant haut leurs couleurs et nous donner les moyens de nos ambitions, il y a une belle opportunité à saisir !” précise Benoit Marie.
 “L’aventure ne s’arrête pas là ! La course au large reste un sport mécanique et il faut savoir rebondir vite et aller de l’avant… Pour mon 1er démâtage en course, être entouré de Benoît (Marie) et Loïs Berrehar, qui ont été très réactifs, a été une vraie valeur ajoutée et ça nous a permis de prendre les bonnes décisions.
Avec Benoît, on ne perd pas de vue notre objectif d’être au départ de La Transat Jacques Vabre, le 7 novembre prochain. Venez vibrer avec nous !” confie Armel Tripon.

 

Alors que l’Ocean Fifty The Arch évoluait dans le duo de tête bord à bord avec Leyton dans la Finale du Pro Sailing Tour entre Toulon et Brest, le bateau a démâté à 1h23.

« On était grand-voile haute dans du vent de 14-18 noeuds, j’étais à la barre et subitement le mât s’est littéralement brisé comme un château de cartes, on ne connaît pas encore l’origine », confie Benoît Marie, skipper de The Arch associé à Armel Tripon.

Il n’y a pas de blessé, le mât est cassé en deux. L’équipage sécurise le gréement et une opération de remorquage est en cours pour rallier la côte en toute sécurité (12 milles de Lagos, Portugal). Plus d’infos dès que l’équipage est à terre.

Lundi 2 août à 10h30 en rade de Toulon, les 6 Ocean Fifty se sont élancés dans un vent de 18-20 noeuds direction Brest. Ils sont attendus en Bretagne d’ici 6 à 7 jours….

ou sur l’application GéoRacing.
Ou sur nos réseaux sociaux.
4ème et dernier épisode du Pro Sailing Tour, nos 6 Ocean Fifty s’élanceront demain à 10h30 pour une course de 1800 milles entre Toulon et Brest.
“Nous sommes à la veille du départ de la course finale Toulon>Brest en Ocean Fifty. Nous serons 3 navigants à bord, car le jeune Lois Berrehar, vient nous rejoindre pour apporter son sens aiguisé de la régate et son savoir faire en Multicoque.  Mais nous aurons aussi le talentueux Pierre Bourras qui officie en tant que mediaman, vous permettant de vivre au plus près cette course de 6 jours le long des côtes espagnoles puis portugaises. Retardé de 24h pour cause de mistral fort, le départ de lundi à 10h30 nous permettra de plonger plein sud vers l’Est des Baléares à vives allures pour ensuite rejoindre Gibraltar dans des airs plus volatiles.
La bagarre entre les 6 bateaux s’annonce palpitante, le niveau d’exigence et la qualité des équipages sont assez incroyables sur chacun des Ocean Fifty . Il y aura du rythme, des passages à niveaux, du vent fort et des zones de calme plat propre à la Méditerranée. Il faudra être vifs, opportunistes et se bagarrer jusqu’au bout pour arriver à Brest, poussé par un flux dépressionnaire puissant, digne d’un mois de septembre.”
Suivez-nous sur mes réseaux sociaux…
Pour suivre la course c’est ici : https://prosailingtour.com/replay-course/

Initialement prévu dimanche 1er août à 15h, le départ du 4ème et dernier épisode du Pro Sailing Tour partira finalement lundi 2 août à 10h30.

Un coup de vent bref mais intense, est attendu sur le littoral varois et balayera la Rade de Toulon dès dimanche après-midi, générant des vents pouvant atteindre plus de 30 nœuds. Si elles sont maniables au large, ces conditions sont difficilement praticables dans le cadre d’un départ au plus près des côtes, dans la Rade de Toulon. La décision a donc été prise par la direction de course, en concertation avec les équipages et les organisateurs, de retarder le départ.
Le départ sera donné lundi à 10 h 30 et les six OCEAN FIFTY mettront alors directement le cap sur Brest.
L’arrivée à Brest est prévue aux alentours du 7 août…

Résumé du jour : 2ème journée de course

Sous le soleil des Canaries et après un bon départ sur le premier côtier du jour, The Arch s’est retrouvé piégé dans les petits airs, terminant plus de 30 minutes après le vainqueur du jour, les classant donc hors temps. Sur la deuxième manche, et premier inshore, de belles choses ont été faites mais un soucis sur le hook de gennaker les a quelque peu handicapés.

Pour le 2ème inshore, après un superbe départ bâbord, The Arch a pris la tête de la flotte dès le 1er bord de près, leur offrant une belle victoire de manche.

Pour terminer cette journée, le vent s’est renforcé sur le côté Est de l’île, permettant aux 7 bateaux un finish à plus de 20 noeuds sous gennaker. The Arch termine à la 3ème place de la manche 4.

 

Magnifique journée de régates ! Et encore une fois M.E.R.C.I à toute l’équipe du Team Primonial pour le prêt du gennaker.