Tout va très bien à bord pour Les P’tits Doudous, le trimaran Ocean Fifty mené par les skippers nantais Armel Tripon et Benoît Marie. Trois jours après le départ de la Transat Jacques Vabre Normandie – Le Havre, ils ont réussi à s’extirper des vents faibles de la dorsale anticyclonique et à accrocher le bon wagon. Ils naviguent actuellement à la 4e place de leur catégorie, au large du Portugal. Trimarans « Ultim » inclus, seulement 8 des 79 bateaux en lice au départ sont devant eux. Nous avons pu les joindre à bord, ce mercredi midi 10 novembre. Le moral est au beau fixe ! 

 

Les P’tits Doudous sont quatrièmes, à la chasse au podium provisoire ! Armel Tripon et Benoît Marie prennent bien leurs marques, trois jours après le départ de la Transat Jacques Vabre donné dimanche au Havre. Depuis, le duo a, comme toute la flotte, affronté les affres de la dorsale anticyclonique et ses vents très faibles qui barraient la route à la pointe de Bretagne et dans le golfe de Gascogne.

Aujourd’hui mercredi 10 novembre, le trimaran Les P’tits Doudous navigue 120 milles au large de Porto (Portugal), très exactement en milieu de flotte des Ocean Fifty :  quatrièmes, avec trois bateaux devant et trois bateaux derrière. Pas mal ! Surtout quand on se souvient que leur bateau avait démâté au mois d’août et qu’ils avaient dû mener à bien une véritable course contre la montre pour réparer le mât, remâter et réussir à être au départ du Havre dans les temps.

 

« On ne navigue plus en-dessous de 20 nœuds, c’est le tarif ! »

Benoît Marie explique qu’au moment où on les appelle ils sont « en déjeuner en terrasse, avec poule-au-pot pour moi et couscous pour Armel (lyophilisé). Le ciel est plutôt couvert avec quelques trouées bleues et un peu de soleil. Il y a un peu de mer mais c’est vraiment sympa, ça permet de surfer. »

Les deux skippers nantais ont le sourire en faisant le point après trois jours de course sur cette Transat Jacques Vabre : « Maintenant, c’est nickel, ça glisse, c’est cool ! On ne navigue jamais en-dessous de 20 nœuds, c’est le tarif (rires) ! On n’a rien cassé sur le bateau, vraiment rien, et donc tout va bien, on a le moral ! »

La dorsale de vents faibles qui a marqué ce début de course n’est plus qu’un mauvais souvenir. Armel Tripon confirme : « Ce n’est rien de dire que le passage de la dorsale a été compliqué, on en a perdu des cheveux (rires) ! (Armel Tripon est chauve, ndr…). C’était la pire dorsale de ma vie ! C’était long, long, long ! On a mis plus de 24 heures à en sortir. C’était dur de voir les autres partir devant, mais ce qui est très positif, c’est qu’on a réussi à sortir en tête de notre paquet, ce qui donne notre position actuelle avec trois bateaux devant nous et trois bateaux derrière. »

 

Importante décision à prendre dans les 24 heures

Sur la route depuis Le Havre, il y a eu de jolis croisements, de belles rencontres en mer comme raconte Benoît Marie : « On s’est retrouvés plusieurs fois bord à bord avec les autres, on a vu Leyton, Groupe GCA-1001 Sourires,Arkema assez longtemps, ça s’est joué à pas grand-chose pour qu’on passe devant eux. On a vu aussi pas mal de cargos et là on croise un petit voiler de plaisance, c’est sympa… et il y a beaucoup de plaisir : on fait la Transat Jacques Vabre, tout de même ! »

Les deux marins ont la voix enjouée, malgré la fatigue des manœuvres incessantes et de deux nuits sur trois presque sans sommeil (la première et la dernière). Un tempo qui « tire sur la couenne » mais qui offre beaucoup de plaisir aussi, quand les trois quarts de la flotte de la Transat Jacques Vabre n’ont pas encore passé le cap Finisterre et que Les P’tits Doudous, lui, navigue au large du Portugal dans des conditions agréables. « On est mieux là avec le bateau super sain qui file à 20 nœuds qu’au milieu du golfe de Gascogne à tourner en rond à 5 nœuds ! »

La suite ? Il y a une grande décision à prendre dans les 24 heures à venir. Armel Tripon explique : « Là, on navigue dans un petit couloir de vent le long du Portugal, en bordure d’anticyclone. Il nous faut ajuster la trajectoire pour rester dans ce couloir, avec une bataille d’empannages à la clé. Mais dans les jours à venir le vent ne va faire que mollir et il y a une grande décision à prendre dans moins de 24 heures. Le choix sera grosso modo entre une route Sud qui glisserait le long des côtes de l’Afrique et une route Ouest qui traverse une nouvelle dorsale pour aller chercher une dépression vers les Açores. On a déjà notre petite idée (et les multicoques ont droit au routage extérieur) mais la décision n’est pas prise encore ; et si elle l’était je me garderais bien d’en parler pour l’instant ! Disons qu’on a une petite idée, mais qu’elle reste à confirmer. »

Humour, vitesse, réglages des voiles, stratégie météo… ainsi va la vie à bord du trimaran Les P’tits Doudous. « On navigue vite, on est très contents de notre bateau, c’est super agréable. On ne va pas se plaindre ! » Derrière les voix des deux skippers, on entend les sifflements caractéristiques du bateau qui trace vite sa route vers le Sud. « Le podium provisoire n’est pas très loin, c’est notre prochain dossier… »

 

En bref.- A 13h ce mercredi 10 novembre, Les P’tits Doudous naviguait à 20 nœuds par 41°02 Nord et 11°31 Ouest, (c’est-à-dire au large de Porto) à 4574 milles de l’arrivée, en quatrième place des Ocean Fifty, à 50 milles du leader Koesio et une vingtaine de milles du troisième, Primonial.

 

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