Multi 50 REAUTÉ CHOCOLAT - Transat Jacques Vabre 2017 (Armel Tripon / Vincent Barnaud) - La Trinité sur Mer le 20/10/2017

Armel Tripon : « Le bateau est incroyable quand même… »

Toujours en tête de la 1000 milles des Sables à bord de RÉAUTÉ CHOCOLAT, Armel Tripon a entamé sa quatrième traversée du golfe de Gascogne depuis lundi. Après avoir évité de justesse un cachalot, entre autres émotions ! Les 200 derniers milles ne vont pas être les plus rapides, faute de vent soutenu, mais l’objectif est déjà atteint : « ça vaut tous les entraînements du monde !» Arrivée aux Sables prévue en fin de nuit ou demain matin vendredi.

 

« Le bateau est incroyable quand même… il a la carbu ! Sur la mer plate lors de la portion Gijon-Guérande hier, je faisais des pointes à 30, 31 nœuds… T’es en Espagne et quelques heures de vitesse pure et d’adrénaline plus tard, tu te retrouves face à la Loire ! Du coup tu retournes à Gijon à peu près au même rythme, et rebelote… je n’avais pas bien vu la première fois ! » Le ton est rigolard, Armel Tripon est heureux. Il plaisante même en racontant un épisode qui aurait pu pourtant s’avérer pour le moins problématique : « hier après-midi (mercredi), j’ai vu une grosse masse juste devant le bateau, à quelques mètres. C’était un cachalot ! J’ai juste eu le temps de débrayer le pilote et de tirer la barre pour l’éviter. C’est passé. Ouf ! »

Cette belle frayeur mise à part, le duel avec Thibaut Vauchel-Camus, l’autre skipper en Multi50 engagé dans la course, a tenu ses promesses et pour le moment tourné à l’avantage d’Armel. Les deux hommes se respectent et Thibaut a publié sur les réseaux sociaux un message qui fait forcément plaisir au skipper de RÉAUTÉ CHOCOLAT : « j’ai croisé Armel (qui avait 25 milles d’avance sur moi). Il a fait preuve de maîtrise sur son RÉAUTÉ CHOCOLAT. Il a sacrément attaqué sur le parcours de slalom. Ces runs de vitesse ont été magiques. » Sacré hommage que celui de l’adversaire !

« De plus en plus à l’aise »

Mais revenons à la course : les conditions ont changé du tout au tout depuis cette double traversée expresse du golfe de de Gascogne (qui faisait suite à la toute première plus « match-race » entre Les Sables et Gijon). « Le vent est vraiment faible », témoigne Armel aujourd’hui « j’ai entre 6 et 8 nœuds de vent et on a encore une menace de dorsale devant nous. J’espère que cette zone de vent faibles va disparaitre devant nous mais c’est compliqué de s’extirper des côtes espagnoles. Et ça pourrait bien durer des heures… je ne me vois pas aux Sables d’Olonne avant le petit matin demain. »

Conséquence de ces zones sans vent : « Thibaut regagne du terrain sur moi, c’est le jeu normal. Je suis toujours le premier à entrer dans la molle, ça fait le coup classique de l’accordéon ». Logique oui, et c’est ce qui explique que l’avance de RÉAUTÉ CHOCOLAT sur Solidaires en Peloton ait diminué : 25 milles hier, 13 milles aujourd’hui.

Cela dit, Armel fait mieux que résister et s’emploie pour garder un petit matelas alors que les deux skippers multiplient les manœuvres pour tenter de progresser tant bien que mal vers le nord-est. A 17h ce jeudi après-midi, RÉAUTÉ CHOCOLAT était à 170 milles de l’arrivée aux Sables d’Olonne. « J’arrive à progresser à 10 nœuds. Dans l’absolu c’est pas mal, mais quand on a connu 25 voire 30 nœuds hier on y prend goût ! » plaisante un Armel Tripon qui tire déjà un bilan « super positif » de cette première course en solitaire. « Je prends confiance, je vois des petits détails à encore améliorer. Je me sens de plus en plus à l’aise sur ce bateau, j’ai de bonnes sensations, la bonne vitesse… C’est très précieux, ça vaut tous les entraînements du monde ! »

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