La vacation matinale avec l’organisation de la Transat Jacques Vabre ne laisse aucune place au doute : la vie est belle à bord des P’tits Doudous qui sont dans l’hémisphère sud depuis la nuit dernière! Dans la voix d’Armel Tripon se dégage le bonheur indiscutable d’être en mer, sur un des bateaux les plus rapides de la course. A quelques heures de passer la marque obligatoire de Fernando di Noronha, Armel et Benoît ont laissé derrière eux un Pot au Noir relativement clément et affichent des pointes de vitesse assez folles… 27.80 nœuds immortalités par une photo. Entre les deux hommes qui disputent leur première course transatlantique ensemble, l’entente est excellente et l’humeur au beau fixe. Alors certes, à terre… et en mer aussi naturellement, on aimerait ne pas voir ces quelques 60 milles concédés suite à une petite erreur de positionnement. Mais n’oublions pas que la route est encore longue d’ici à Fort-de-France et surtout, que nos P’tits Doudous ont de la ressource. Les conditions de navigation des prochains jours, sur la route vers la Martinique, pourraient fort bien donner à notre duo la possibilité de recoller au groupe de tête et venir jouer les chiens dans un jeu de quilles… Autant dire que le suspense reste entier !

 

Armel Tripon livrait ses impressions lors de la vacation ce matin :

« Ca va plutôt pas mal, on avance assez vite vers l’île de Fernando di Noronha. On n’était plus habitué à reprendre de la vitesse… On a eu deux jours assez mous et là c’est reparti plein gadin avec des angles un peu plus serrés, donc c’est même un peu chaud. Il fallait être un peu sur les écoutes toute la journée et le début de nuit. Les angles se sont un peu ouverts. Ca cavale bien, on a de belles conditions. C’est complètement dingue, on avale les milles à toute vitesse.

La négociation du Pot au Noir s’est assez bien passée, on n’a jamais vraiment été arrêté en fait. On a eu quelques nuages compliqués mal négociés, mais sinon c’était plutôt pas mal. On a perdu le fil avec Leyton, ce qui est un peu frustrant. C’est lié à un problème de placement et de choix de voile qui nous ont pénalisés. Nous n’avons pas de Code Zéro mais seulement un petit gennacker qui ne remplit pas les mêmes fonctions. Nous avons donc eu un trou à certaines allures. Après ça, plus tu étais sud et plus tu avais du vent et les écarts se sont créés assez facilement. Ça nous a un peu coûté mais rien de dramatique ! La route est encore longue et on sait qu’on a un bateau qui a du potentiel au portant. C’est un retard acceptable avec une météo qui va faire ralentir les premiers, donc on aura sans doute l’opportunité de recoller et l’enjeu c’est de revenir sur le paquet.

On s’entend bien, on est assez complémentaires. On est sur la même longueur d’ondes sur la manière de naviguer et de prendre les décisions, de mener le bateau. Ça se passe très bien à bord des P’tits Doudous. C’est un chouette bateau qu’on découvre aussi. On avait navigué mais pas tant que ça… »

 

Autre fait notable de ces derniers jours, Les P’tits Doudous ont maintenant la tête en bas après avoir passé l’équateur dans la nuit. Pour l’occasion, une petite fiole de rhum glissée à bord par le photographe du team, Pierre Bouras, a permis de sacrifier à la tradition maritime. Un moment toujours important… avant de reprendre la course.

0 réponses

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N'hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *