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L’Occitane prend la mer pour la beauté de la nature !

Au-delà d’un sponsoring classique, L’OCCITANE en Provence et deux skippers de haut niveau, Matthieu Vincent (Mini Transat La Boulangère) et Armel Tripon (Vendée Globe), ont décidé de s’associer et d’allier leur force pour relever un défi écologique vital pour la planète. Il s’agit pour eux de mettre leur notoriété et leurs compétences au service des océans. Ensemble, réduisons nos déchets.

« Chez L’Occitane en Provence, nous innovons sans cesse afin de surprendre nos clients avec de nouveaux produits, de nouvelles expériences. Comme Matthieu Vincent et Armel Tripon, nous cherchons à avoir une longueur d’avance. Cela exige pour nos équipes d’avoir des qualités, des compétences similaires à celles de sportifs de haut niveau. Outre la passion pour le dépassement, nous partageons aussi un engagement identique et viscéral pour la protection de l’environnement. Ce qui nous a incité à unir nos forces, nos talents, pour une nouvelle aventure humaine, LE NETTOYAGE DES OCÉANS. »

Adrien Geiger
Directeur de la Marque L’Occitane en Provence

LES AVENTURIERS DE LA NATURE
DEUX ENTREPRENEURS, DEUX NAVIGATEURS – QUATRE HOMMES ENGAGÉS
Ils mettent leur notoriété et leur compétence au service des océans

Quand Olivier Baussan fonde L’Occitane en Provence en 1976, il s’aventure sur un terrain cosmétique vierge. Aujourd’hui, Adrien Geiger, lui donne toute sa dimension internationale : la Marque est présente dans plus de 90 pays ! L’audace de ces deux hommes, leur esprit de compétition et leur volonté de réalisation sont exactement ceux de Matthieu Vincent et d’Armel Tripon. Ces deux skippers, qui vont, en solitaire et sans assistance technique, pour l’un traverser l’Atlantique, pour l’autre faire le tour du monde sans escale, accomplissent des prouesses sportives incroyables, repoussent sans cesse leurs limites, en étant au plus près de la mer, de sa beauté, et de sa fragilité. Proches des éléments, ils le sont, exactement comme L’Occitane en Provence l’est de la nature qu’elle révèle. C’est pourquoi, au-delà d’un sponsoring classique, L’Occitane en Provence et ces deux skippers ont décidé de s’associer et d’allier leur force pour relever un défi écologique vital pour la planète. Ils vont mettre leur notoriété et leur compétence au service des océans.

LE CHALLENGE AQUATIQUE

Agir pour les océans, c’est être acteur de la transition écologique et c’est désormais une responsabilité sociétale. Les skippers, qui ont la mer comme terrain de jeu, connaissent plus que quiconque l’urgence d’intervenir, mais ont encore besoin de porte-voix pour se faire entendre. C’est là que L’Occitane en Provence intervient et qu’une nouvelle aventure commence pour la Marque qui n’a de cesse de participer activement à des programmes innovants afin de trouver des solutions d’avenir pour ses produits. De façon soutenue et concrète, en 2019 et en 2020, L’Occitane soutient le No Plastic Challenge pour nettoyer les plages, participe à la collecte et au recyclage du carbone et la compensation de l’impact carbone par des plantations d’arbres. Dans cette même démarche, la Marque est l’un des plus importants sponsors de Plastic Odyssey et a choisi de collaborer pour ses flacons avec Loop Industries, le fournisseur principal de plastique PET vierge 100% recyclé. Des opérations de nettoyages de plages effectuées par les salariés du Groupe et les skippers partenaires vont également voir le jour dès le mois de mai, en France et en Angleterre.

L’ÉCOLOGIE, UNE PASSION L’OCCITANE

Depuis sa création, l’écologie a toujours été une valeur de cœur de L’Occitane en Provence. Il n’y a jamais eu de sacs plastiques distribués en boutiques, les flacons vides ont été collectés dès les années 90 pour être recyclés, et aucun colorant n’a jamais été ajouté dans les formules. Cette économie circulaire est plus que jamais au coeur des priorités. D’ici 2025, la marque réduira de 50% son utilisation de matières plastiques. Déjà, 84% des produits en plastique sont recyclables en boutiques. Tous ceux qui ne le sont pas, seront supprimés d’ici 5 ans. Des services de recyclage sont implantés en boutiques en partenariat avec TerraCycle et d’ici 2020, soit dans un an, 25 Éco-recharges au total seront proposées à la vente.

DEUX AVENTURES AUX COULEURS DE L’OCCITANE

MATTHIEU VINCENT PREND LE LARGE AVEC LA MINI-TRANSAT LA BOULANGÈRE

Septembre 2019
À 28 ans, cette transatlantique est la première de ce jeune architecte naval. Il bravera la mer, de La Rochelle à Le Marin en Martinique, à bord d’un voilier de 6,50 mètres de long, l’un des rares bateaux de la course à utiliser uniquement l’énergie solaire et à ne pas avoir recours à l’énergie fossile pour subvenir aux besoins énergétiques du bateau. Cette course est un challenge pour les jeunes skippers par la petite taille de ces voiliers. Réputée pour les obliger à tester leurs capacités de résistance, ils y gagnent leurs galons de navigateur solitaire.

ARMEL TRIPON S’ENGAGE DANS LA COURSE AU LARGE DU VENDÉE GLOBE

Novembre 2020
Baroudeur des océans, il n’est autre que le vainqueur de la Route du Rhum 2018 en catégorie Multi50 ! Il va s’attaquer en 2020 à “l’Everest de la voile” soutenu par L’Occitane. Cette course mythique est réputée pour exiger des bateaux une technologie de pointe et des matériaux performants. C’est sur un Imoca 60 IMOCA Globe Series que ce marin prendra le départ aux Sables-d’Olonne l’année prochaine : un vrai “bolide” qui assurera, comme l’espèrent la Marque et le skipper, de grandes prouesses.

CLass MULTI 50 - Réauté Chocolat - Tripon Armel

Armel Tripon vainqueur de la 1000 Milles des Sables

Le Multi50 RÉAUTÉ CHOCOLAT d’Armel Tripon a franchi victorieusement la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne peu avant 5h30 ce vendredi matin (5h26), avec une demi-heure d’avance sur le trimaran de Thibaut Vauchel-Camus. Après quatre jours de duel intense, Armel, tout sourire, remontait le célèbre chenal.  Pour lui cette 1000 Milles des Sables aura été bénéfique à tous points de vue. Et la qualification pour la Route du Rhum est dans la poche !

 

Armel, un grand bravo pour cette première victoire de la saison…

« C’est dans la boîte, c’est beau ! Je suis super content.  Le duel avec Thibaut, qui est un mec très sympa au passage, était intense. Et ça a été tendu jusqu’au bout parce que Thibaut revenait bien sur moi dans les derniers milles. D’abord parce que forcément, comme j’avais un peu d’avance sur lui, je tombais toujours le premier dans les zones de vent faible et aussi parce que sur les dernières heures, je ne pouvais plus utiliser le petit gennaker de RÉAUTÉ CHOCOLAT : rien de grave juste un lashing (accroche) qui a cédé. Mais c’est le seul petit pépin technique que j’ai eu pendant ces quatre jours de course. Au final je termine une demi-heure devant lui. La saison ne pouvait pas mieux commencer, j’ai coché toutes les cases comme on dit. Je suis heureux !»

Qu’est-ce qui te fait le plus plaisir : la victoire, la qualification pour la Route du Rhum, l’expérience engrangée sur ces quatre jours de course ?

« Tout ! La victoire d’abord, parce que ce n’est pas tous les jours qu’on gagne une course en multicoque en solitaire. C’est forcément excellent pour le moral. La qualification pour la Route du Rhum bien sûr, c’est une bonne chose de faite. Mais je suis content aussi d’avoir vraiment joué le jeu à fond, bien navigué sans retenue. L’idée était d’être au maximum en mode régate pour acquérir de l’expérience et de la confiance et c’est exactement ce qui s’est passé dans des conditions idylliques : on n’a jamais eu de vent très forT, une mer toujours maniable, des conditions variées avec tantôt du match-race, tantôt de longs runs de vitesse. C’était top ! J’ai coché toutes les cases comme on dit, c’est très satisfaisant. »

Le bilan technique sur le bateau ?

« Il est excellent et il faut féliciter pour cela Vincent Barnaud et Matéo Lavauzelle qui ont parfaitement préparé RÉAUTÉ CHOCOLAT. Aucun souci à bord et toutes les modifications faites cet hiver sont concluantes. La casquette de protection sur le roof par exemple est un vrai bonheur : ça change tout ! Pouvoir s’abriter des embruns, du vent et du bruit c’est juste génial. Pour moi qui ai déjà traversé l’Atlantique sans cette protection sur la Transat Jacques Vabre, je peux témoigner de son grand intérêt. S’il fallait faire une comparaison, je dirais que c’est la même différence que naviguer à bord d’un bateau de la Volvo Ocean Race, très exposé, et un IMOCA du Vendée Globe, a contrario très protégé. Après, d’une manière générale, le bateau est très sain, rapide, fiable… c’est un super bateau !»

Les pilotes automatiques ?

« Grande satisfaction aussi sur ce point crucial en solitaire. Je n’ai quasiment pas barré de la course, j’ai presque tout fait sous pilote ! Et il y a forcément beaucoup d’enseignements à en tirer là aussi pour la Route du Rhum. C’est quelque chose de débouler de nuit à 30 nœuds sous pilote, comme c’était le cas entre Gijon et Guérande. Tu apprends à faire confiance, à optimiser tes réglages. Sur la remontée Guérande-Gijon, j’ai clairement attaqué, j’étais à fond sur les réglages pendant que le pilote faisait son boulot. Et c’est là que j’ai fait le break. Il y a eu de grands moments de plaisir intense.»

As-tu eu peur par moments, mise à part la fraction de seconde où tu as évité un cachalot de justesse ?

« Non !  Honnêtement, à aucun moment je n’ai eu peur. Je n’ai fait que gagner en confiance, je me suis toujours senti bien, à l’aise. C’est une des clés de l’objectif Route du Rhum : chaque mille couru te fait emmagasiner de la confiance et c’est ce qui te permet d’attaquer, d’aller chercher la performance. Après c’est à moi de fixer la limite, de trouver le bon endroit où placer le curseur. »

Thibaut Vauchel-Camus a été un valeureux adversaire. A vous rendre coup pour coup comme ça pendant presque quatre jours et quatre nuits, vous ne devez pas avoir dormi beaucoup tous les deux !

« C’est vrai… je dirais peut-être une dizaine d’heures au total depuis le départ, ce qui fait effectivement assez peu pour quatre nuits.  Là j’ai grand besoin de repos en effet ! C’est un point qu’il faut travailler aussi, mais tout est lié : en multicoque, il faut savoir aller dormir même quand le bateau file à 20 nœuds sous pilote et pour en être capable il faut naviguer encore et encore pour prendre de la confiance et connaître ton bateau, tes réglages, ton pilote le mieux possible. C’est comme tout, ça s’apprend et je suis confiant sur ce point-là aussi. Je me répète mais à tous points de vue on a bien fait de s’aligner sur cette course : il n’y a que du positif à tirer de cette première course en multicoque en solitaire ! Tous les voyants sont au vert. »

Multi 50 REAUTÉ CHOCOLAT - Transat Jacques Vabre 2017 (Armel Tripon / Vincent Barnaud) - La Trinité sur Mer le 20/10/2017

Armel Tripon : « Le bateau est incroyable quand même… »

Toujours en tête de la 1000 milles des Sables à bord de RÉAUTÉ CHOCOLAT, Armel Tripon a entamé sa quatrième traversée du golfe de Gascogne depuis lundi. Après avoir évité de justesse un cachalot, entre autres émotions ! Les 200 derniers milles ne vont pas être les plus rapides, faute de vent soutenu, mais l’objectif est déjà atteint : « ça vaut tous les entraînements du monde !» Arrivée aux Sables prévue en fin de nuit ou demain matin vendredi.

 

« Le bateau est incroyable quand même… il a la carbu ! Sur la mer plate lors de la portion Gijon-Guérande hier, je faisais des pointes à 30, 31 nœuds… T’es en Espagne et quelques heures de vitesse pure et d’adrénaline plus tard, tu te retrouves face à la Loire ! Du coup tu retournes à Gijon à peu près au même rythme, et rebelote… je n’avais pas bien vu la première fois ! » Le ton est rigolard, Armel Tripon est heureux. Il plaisante même en racontant un épisode qui aurait pu pourtant s’avérer pour le moins problématique : « hier après-midi (mercredi), j’ai vu une grosse masse juste devant le bateau, à quelques mètres. C’était un cachalot ! J’ai juste eu le temps de débrayer le pilote et de tirer la barre pour l’éviter. C’est passé. Ouf ! »

Cette belle frayeur mise à part, le duel avec Thibaut Vauchel-Camus, l’autre skipper en Multi50 engagé dans la course, a tenu ses promesses et pour le moment tourné à l’avantage d’Armel. Les deux hommes se respectent et Thibaut a publié sur les réseaux sociaux un message qui fait forcément plaisir au skipper de RÉAUTÉ CHOCOLAT : « j’ai croisé Armel (qui avait 25 milles d’avance sur moi). Il a fait preuve de maîtrise sur son RÉAUTÉ CHOCOLAT. Il a sacrément attaqué sur le parcours de slalom. Ces runs de vitesse ont été magiques. » Sacré hommage que celui de l’adversaire !

« De plus en plus à l’aise »

Mais revenons à la course : les conditions ont changé du tout au tout depuis cette double traversée expresse du golfe de de Gascogne (qui faisait suite à la toute première plus « match-race » entre Les Sables et Gijon). « Le vent est vraiment faible », témoigne Armel aujourd’hui « j’ai entre 6 et 8 nœuds de vent et on a encore une menace de dorsale devant nous. J’espère que cette zone de vent faibles va disparaitre devant nous mais c’est compliqué de s’extirper des côtes espagnoles. Et ça pourrait bien durer des heures… je ne me vois pas aux Sables d’Olonne avant le petit matin demain. »

Conséquence de ces zones sans vent : « Thibaut regagne du terrain sur moi, c’est le jeu normal. Je suis toujours le premier à entrer dans la molle, ça fait le coup classique de l’accordéon ». Logique oui, et c’est ce qui explique que l’avance de RÉAUTÉ CHOCOLAT sur Solidaires en Peloton ait diminué : 25 milles hier, 13 milles aujourd’hui.

Cela dit, Armel fait mieux que résister et s’emploie pour garder un petit matelas alors que les deux skippers multiplient les manœuvres pour tenter de progresser tant bien que mal vers le nord-est. A 17h ce jeudi après-midi, RÉAUTÉ CHOCOLAT était à 170 milles de l’arrivée aux Sables d’Olonne. « J’arrive à progresser à 10 nœuds. Dans l’absolu c’est pas mal, mais quand on a connu 25 voire 30 nœuds hier on y prend goût ! » plaisante un Armel Tripon qui tire déjà un bilan « super positif » de cette première course en solitaire. « Je prends confiance, je vois des petits détails à encore améliorer. Je me sens de plus en plus à l’aise sur ce bateau, j’ai de bonnes sensations, la bonne vitesse… C’est très précieux, ça vaut tous les entraînements du monde ! »

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Armel Tripon va virer en tête à mi-parcours

Alors que le parcours de la 1000 milles des Sables a encore changé pour épargner du trop gros temps aux solitaires, le skipper de RÉAUTÉ CHOCOLAT a parfaitement joué le coup. A hauteur de l’estuaire de la Loire ce midi, après une deuxième partie de nuit ultra rapide, il s’est forgé une vingtaine de milles d’avance sur Thibaut Vauchel-Camus.

Deux courtes vidéos tournées hier en mer par Armel Tripon et Thibaut Vauchel Camus font le tour du Web : on y voit le multicoque RÉAUTÉ CHOCOLAT croiser juste devant Solidaires en Peloton… Et on y entend Armel Tripon crier de joie. C’est révélateur de l’extraordinaire partie de match-racing, au contact, que se sont livrés les deux skippers de Multi50 engagés dans la 1000 Milles des Sables. Ces deux-là, pour leur première course en solitaire en multicoque, se rendent coup pour coup et offrent un spectacle magnifique.

RÉAUTÉ CHOCOLAT a fini par virer en tête à la marque de Gijon hier soir. Juste avant ce premier passage espagnol, on apprenait que le parcours était de nouveau modifié pour éviter des vents à 40 nœuds et une mer forte prévue sous 48 heures en Angleterre. Finie la montée vers Wolf Rock, maintenant les marques à virer après ce premier passage à Gijon sont la cardinale Sud Banc de Guérande, face à l’estuaire de la Loire (où Armel Tripon arrive ce mercredi midi), avant de… retourner à Gijon pour une troisième traversée du golfe de Gascogne, puis de revenir vers les Sables d’Olonne. Le parcours total de la course est donc : Les Sables / Gijon / Sud-Guérande / Gijon / Les Sables.

Des pointes à 30 nœuds ce matin !

La très bonne nouvelle est qu’Armel Tripon s’est parfaitement sorti de la zone de vents faibles qui sévissait en première partie de nuit dernière, jusqu’à une quarantaine de milles des côtes espagnoles : là encore, à faible vitesse, il y eut de très nombreuses manœuvres au contact avec son duettiste Thibaut Vauchel-Camus. Encore une séance de match-race exigeante physiquement et éprouvante pour les nerfs dont Armel s’est extirpé en tête, avant d’enfin toucher le vent de nord-ouest tant attendu et de considérablement accélérer.

De fait, la deuxième partie de nuit a été extraordinaire : 20 nœuds de vitesse vers 3h du matin, puis 25 à 30 nœuds au lever du jour ! Là, tout droit et à fond, bien calé sur le foil, Armel a imprimé un rythme incroyable, tirant le meilleur parti de cette machine à fabriquer du vent qu’est le Multi50 RÉAUTÉ CHOCOLAT et prenant une vingtaine de milles d’avance sur son adversaire.

A 11h ce mercredi, Armel Tripon naviguait à 22 nœuds et il ne lui restait plus que 30 milles à couvrir avant de virer la marque Sud Guérande, ce qui sera chose faite ce midi. Il entamera ensuite en leader sa troisième traversée du golfe de Gascogne en 48 heures… et mettra de nouveau le cap sur Gijon. Quand on aime…

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Armel Tripon : du rythme et de bonnes sensations

Voilà 24 heures qu’Armel Tripon est engagé dans sa première course en solitaire en multicoque à bord de RÉAUTÉ CHOCOLAT : la 1000 Milles des Sables. Joint ce matin alors qu’il naviguait à 80 milles de la marque espagnole de Gijon, Armel expliquait que RÉAUTÉ CHOCOLAT devrait la virer dans la soirée, avant de remonter plein nord vers l’Angleterre. Tout va bien à bord et  le duel avec l’autre Multi50 skippé par Thibaut Vauchel-Camus est aussi intéressant que serré…

« Je viens de croiser juste derrière Thibaut (Vauchel-Camus), je le vois devant moi. Le duel qu’on se livre avec nos deux Multi50 est vraiment sympa depuis le départ de la course ! C’est intéressant pour nous deux je pense, d’autant que nous avons des vitesses assez similaires ». Armel Tripon avait bon moral sur le coup de 10h ce mardi matin, sa première nuit de course en solo et en multicoque ayant tenu ses promesses et chaque mille parcouru faisant emmagasiner de la confiance.

Le skipper de RÉAUTÉ CHOCOLAT explique que les deux Multi50 en lice dans cette course – et qui naviguent logiquement bien devant la flotte des Class40 – ont eu des trajectoires assez différentes et que RÉAUTÉ CHOCOLAT a simplement eu un peu mois de vent que prévu de son côté. Rien d’alarmant à 80 milles de la marque de Gijon que les deux multicoques devraient virer en soirée. Ils repartiront ensuite plein nord et pourraient donc avoir à traverser de nouveau la dorsale anticyclonique synonyme de vents faibles. Les deux Multi50 font quasiment jeu égal jusqu’ici et tout va bien à bord de RÉAUTÉ CHOCOLAT, même si la nuit a été « rythmée ».

Douze empannages dans la nuit !

 

Armel explique : «cette nuit,  j’ai fait douze empannages (virement de bord vent arrière, une des manœuvres les plus exigeantes en multicoque) entre 23h et une heure du matin ! Il y a eu beaucoup de boulot, sans compter les changements de voile. Ce n’est jamais très franc les bordures anticycloniques et il faut suivre les oscillations du vent, donc faire beaucoup de manœuvres. Là, je suis assez rapide par rapport au vent qu’il y a, j’en profite pour me recadrer un peu dans l’ouest avant de redescendre vers l’Espagne (ce qui a été fait juste après cet entretien au téléphone satellite) ». Conséquence de tout ce travail à bord de RÉAUTÉ CHOCOLAT : Armel n’a pu se ménager que deux heures de sommeil au total depuis le départ des Sables d’Olonne hier, par petites tranches.

Mais au fait, comment dort-on en solitaire sur ce genre de multicoque océanique ? La réponse est : dehors ! « Je me suis installé une sorte de matelas sous la casquette de roof, je mets les écoutes dans les largueurs et j’ai des alarmes activées qui me préviennent si le vent monte ou s’il change d’angle. Je m’habitue aussi à ce genre de choses qui seront primordiales sur la Route du Rhum ».

Le vent va forcir

 

Le skipper de RÉAUTÉ CHOCOLAT se montre ravi de ce début de course. « Honnêtement, ce sont des conditions de rêve pour cette première en solitaire. J’ai de bonnes sensations, les manœuvres sont fluides, ça passe bien. J’arrive à bien faire marcher le bateau. Et c’est intéressant aussi de savoir que les conditions vont aller crescendo. » Ce que veut dire Armel Tripon, c’est que dès la nuit prochaine ou demain, en remontant vers l’Angleterre et après avoir franchi la dorsale, le vent va clairement se renforcer : «sous l’influence d’une dépression, on aura un flux d’une vingtaine de nœuds établis, autrement dit ça va monter vite jusqu’à Wolf Rock, via un grand bord tout droit. Je pense qu’on atteindra des vitesses de l’ordre de 20 nœuds et plus, ça va bien accélérer ! Ce sera sympa, mais il faudra être vigilant. C’est en prévision de cette accélération qu’il faut que je trouve des moments pour me reposer aujourd’hui. Quand le vent montera, je serai prudent bien sûr, je mettrai la toile qu’il faut, ce sera une toute autre ambiance à bord !  Pour le moment, j’espère juste qu’on n’arrivera pas trop tard devant Gijon car si ça se refroidit trop, il y a toujours un risque de vents faibles là-bas. Ce matin je n’ai que 11 nœuds de vent de nord-est, le bateau  glisse tranquillement. C’est très agréable… »

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1000 Milles des Sables : la première d’Armel en solo !

C’est la rentrée des classes pour Armel Tripon et son Multi50 RÉAUTÉ CHOCOLAT : la 1000 Milles des Sables qui s’élance lundi à 14h des Sables d’Olonne est à la fois la première régate de la saison, mais elle est aussi la première course en solitaire en multicoque pour Armel Tripon. Et elle est qualificative pour la Route du Rhum…

 

Armel, à 48 heures du départ, on imagine que tout est prêt mais comment te sens-tu avant cette première course de l’année ?

« Bien ! Il y a forcément un mélange d’excitation et d’appréhension puisque c’est la première fois que je vais courir en solitaire à bord d’un multicoque, ce qui est forcément plus engagé qu’en monocoque. Nous ne sommes que deux Multi50 au départ, Erwan Le Roux ayant déclaré forfait, mais ce sera intéressant de se jauger avec Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton), on n’a jamais couru encore l’un contre l’autre… »

L’objectif c’est surtout de se qualifier pour la Route du Rhum ?

« C’est une course en soi, mais oui, il faut avoir fait 1000 milles en solo pour être qualifié pour le Rhum, donc c’est l’occasion. On va faire une boucle dans l’Atlantique, trois à quatre jours de mer dans un périmètre compris entre l’Irlande et l’Espagne. Le parcours va être décidé ce samedi après-midi. Les conditions sont plutôt clémentes sous système anticyclonique sur le golfe de Gascogne, c’est préférable pour une première compétition en solo. Lundi, on aura des conditions assez légères, voire trop légères, peut-être même de la pétole (absence de vent) dans une dorsale à traverser… Mais ensuite, mardi ou mercredi, le vent de secteur nord-ouest devrait s’installer, pour 15 ou 20 nœuds peut-être.»

L’idée est d’y aller plutôt pédale douce, sans forcément être à 100% pour préserver le bateau ?

« Ah non, je vais jouer le jeu ! C’est une course et c’est intéressant aussi de ne pas être en mode convoyage, de pouvoir bien valider tout ce qu’on a fait sur le chantier d’hiver pour préparer le bateau au solitaire, d’apprendre encore et encore. Chaque mille parcouru est riche en informations sur le comportement du bateau, j’ai bien l’intention d’en profiter à fond et de régater vraiment. Le mode convoyage je l’ai pratiqué cette semaine puisque j’ai volontairement amené le bateau seul de La Trinité aux Sables d’Olonne et tout s’est très bien passé. Là, il y a un parcours, un adversaire, une qualification à aller chercher… je suis motivé pour bien faire marcher le bateau et tirer les bons bords. La Route du Rhum, pour moi elle commence maintenant. »

Tu disais qu’il y avait un peu de stress…

« Il y a forcément une part de stress lié à la compétition en solitaire sur un multi. C’est normal et il faut le gérer tranquillement. Je me sens un peu comme si je partais pour une transat… Mais il y a aussi l’envie de toujours mieux comprendre le bateau et surtout d’emmagasiner de la confiance. C’est très important et c’est toujours le cas en bateau : plus tu navigues, plus tu avales des milles, plus tu prends confiance et plus tu es performant. Pour l’instant j’ai navigué en solitaire pour m’entraîner, y compris de nuit, mais cette fois c’est en compétition que ça se joue, ce qui place le curseur forcément un peu plus haut. On entre dans le vif du sujet !»

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Objectif Rhum pour Armel Tripon et Réauté Chocolat !

Après un hiver studieux, la compétition reprend dans quelques jours pour Armel Tripon, avec notamment les 1000 milles des Sables. Le skipper du Multi50 RÉAUTÉ CHOCOLAT passe en revue les travaux d’hiver – tous liés à la fois à la sécurité et à la performance – ainsi que son programme 2018 qui est évidemment orienté vers la navigation en solitaire en perspective du grand objectif du programme : la Route du Rhum, en novembre prochain.

 

Armel, le retour à la compétition est maintenant tout proche et avec l’équipe de RÉAUTÉ CHOCOLAT, vous avez particulièrement bien préparé cette saison 2018…

 « C’est le printemps, oui, on reprend la compète ! Nous avons choisi de faire un chantier d’hiver assez condensé, sur quelques semaines, afin de pouvoir remettre le bateau à l’eau très tôt, dès le début du mois de mars. L’idée était de pouvoir naviguer en solitaire le plus vite possible puisque, effectivement, nous sommes maintenant totalement concentrés sur l’objectif de la Route du Rhum. Après avoir ramené le bateau par la mer de ce côté-ci de l’Atlantique suite à la Transat Jacques Vabre, nous avons par exemple choisi de rester aux Canaries pour une dizaine de jours d’entraînement en janvier, ce qui a permis de faire du solitaire dans des conditions beaucoup plus maniables que chez nous à cette époque ; mais aussi d’anticiper sur l’ergonomie de bateau, le plan de pont, l’organisation des manœuvres et le type de voiles que je voulais pour la Route du Rhum… Et ça a été hyper profitable ! D’une part parce que j’ai pu m’entraîner beaucoup plus qu’en Bretagne où les dépressions s’enchaînaient et d’autre part parce que cela a permis de gagner beaucoup de temps en anticipant sur le chantier d’hiver. Nous sommes rentrés des Canaries entre deux tempêtes fin janvier et avons condensé le chantier sur un mois et demi. »

Quelles ont été les grandes lignes de ce chantier, les améliorations principales apportées à bord de RÉAUTÉ CHOCOLAT ?

« Nous avons bien sûr procédé à un check complet et refait les carènes du bateau pour que les trois coques glissent de manière optimale. Nous avons surtout modifié la casquette centrale de manière à avoir un vrai poste de veille bien protégé… et franchement ça change tout, c’est sans comparaison en mer ! Nous avons désormais une vraie casquette fixe en composite assez légère avec un panneau coulissant que tu viens tirer quand tu es en veille et que tu peux repousser quand tu es en manœuvre. Quand tu es en veille sous pilote, ce qui est très souvent le cas en solo, tu es maintenant hyper protégé, à l’abri, prêt à choquer les écoutes. C’est un point fondamental sur une course en solo de longue haleine comme la Route du Rhum. Je suis vraiment content de ça parce que sur la Transat on s’était bien rendu compte que nous n’étions vraiment pas assez protégés. Cette protection pèse 9 kilos mais ce n’est pas grave car on a regagné ces kilos ailleurs, notamment sur le jeu de voiles et en optant pour de nouvelles batteries. »

Un multi optimisé pour le solo

D’autres améliorations, en plus de cette nouvelle protection ?

« Oui, nous avons par exemple bien travaillé sur le pilote avec notre partenaire NKE ainsi que sur les voiles, repensé l’ergonomie des manœuvres pour centraliser encore plus tout sur le piano, ce qui est à la fois un gage de sécurité et de performance quand tu n’as plus besoin d’aller chercher tel ou tel bout un peu loin du cockpit. Et puis, nous avons fait un réglage de mât important et qui donne des résultats étonnants : pour résumer nous avons ajouté un degré de quête du mât vers l’arrière (de 3° à 4°)… et cela n’a l’air de rien mais ça a beaucoup changé le comportement du bateau : il plante beaucoup moins dans la mer. De ce point de vue-là aussi le bateau est plus ‘secure’… et donc plus performant ! Sur ma dernière session d’entrainement en solo, j’ai fait des runs à 34 nœuds de manière très stable sous pilote, sans trop de stress. C’est vraiment un réglage qui promet sur une course comme la Route du Rhum. »

Pas moins de 10 courses sont au programme de RÉAUTÉ CHOCOLAT cette année…

« Oui, ça peut paraitre beaucoup mais en réalité un grand nombre d’entre elles sont des épreuves courtes sur deux ou trois jours. Ce que je retiens c’est que la toute première, la 1000 milles des Sables, sera aussi ma qualification pour la Route du Rhum, à laquelle je suis maintenant officiellement inscrit et qui est évidemment le grand objectif de la saison. C’est dans 15 jours, départ le 23 avril, ça permettra de valider une fois de plus ce que nous avons fait sur le bateau et de m’entraîner en conditions réelles de compétition. C’est positif parce que – contrairement à l’an dernier où nous n’avions pas eu de vraie confrontation en double avant la Transat Jacques Vabre – cette année il y a trois occasions de vraiment se jauger par rapport aux autres en solitaire : cette 1000 milles des Sables, le Mille SNSM en juin et la Drheam Cup en juillet. C’est une bonne chose et de toutes façons les autres courses en équipage seront aussi l’occasion de travailler. Cette année, chaque convoyage, chaque ralliement, chaque course seront axés sur le travail et l’entraînement en solitaire. Mes premiers entraînements en vrai solo cette année ont été vraiment réussis, je prends à la fois du plaisir et de la confiance… c’est ce qu’il faut quand on a pour objectif de s’aligner sur une course aussi exigeante que le Rhum ! »

 

Le programme 2018 de RÉAUTÉ CHOCOLAT et Armel Tripon :

– 1000 milles des Sables : 21 au 26 avril

– Grand Prix Guyader : 4 au 7 mai

– Grand Prix de Brest : 10 au 13 mai

– Tour de Belle-Ile : 2 juin

– Mille SNSM : 22 au 24 juin

– Pornic/Gijon : 6 au 10 juillet

– Drheam Cup : 21 au 28 juillet

– Grand Prix St Quay : 24 au 26 aout

– Grand Prix Valdys : 1er au 8 septembre

– Route du Rhum 2018 : 24 octobre au 15 novembre

 

A la rencontre des jeunes et du public

Parallèlement à ses entraînements et à la préparation du bateau, Armel Tripon a fait beaucoup de relations publiques avec son partenaire RÉAUTÉ CHOCOLAT cet hiver. « Nous avons profité de la mise en chantier du bateau pour aller à la rencontre de ceux qui vivent un peu plus loin de la mer que ceux que nous pouvons toucher d’habitude, par différentes opérations de relations publiques. Avec un support audiovisuel et l’aide des équipes et des magasins RÉAUTÉ CHOCOLAT, nous sommes allés à la rencontre de jeunes pratiquants dans des endroits inhabituels – entre autres en Champagne, à Annecy, à Thionville, près de Poitiers, etc. Partout nous avons bénéficié d’un accueil et d’une écoute exceptionnels et cela a donné lieu à des échanges vraiment intéressants avec les jeunes et avec la presse locale. Cela aussi fait partie du métier de skipper professionnel et c’était très enrichissant pour tout le monde ! »

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Armel Tripon parmi les favoris de la Transat anglaise

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Mercredi 27 avril 2016
Communiqué de presse

Armel Tripon parmi les favoris de la Transat anglaise

Le skipper nantais Armel Tripon va s’élancer lundi 2 mai sur The Transat Bakerly, la mythique Transat Anglaise en solitaire entre Plymouth et New York. A bord de son Class 40 « Black Pepper/Les Ptits ddoudous par Moulin Roty », il portera à la fois les couleurs du chantier Black Pepper, créateur de magnifiques bateaux, et celles d’une association qui oeuvre pour faciliter la vie des enfants hospitalisés. Et Armel Tripon compte parmi les favoris de la course… A quelques jours du départ, nous revenons avec lui sur cette association, sur le prologue de Saint Malo, et sur ses ambitions sportives…

Armel, tu es maintenant à Plymouth où tu prépares ton départ, mais comment s’est passé le prologue de Saint Malo la semaine dernière ?

« Les trois jours à Saint Malo et le warm-up c’était super ! Rencontrer les gens dans la cité corsaire était vraiment sympa et la traversée de la Manche était un excellent entraînement en solitaire avant le départ de la course. »

Une semaine avant le départ, cette traversée de la Manche a été instructive?

« Oui, c’était bien. Elle m’a permis de constater que j’étais dans le match : on finit devant, au coude à coude Isabelle Joschke et son Generali en ayant creusé sur les autres bateaux ; ça m’a rappelé mes années de Figaro où on régatait déjà l’un contre l’autre avec Isabelle. J’ai pu me confronter en vitesse et voir que je suis compétitif, c’est toujours bon pour la confiance. On a navigué dans du vent de Nord/Nord-Ouest jusqu’à 25 noeuds, il faisait froid, c’était des conditions un peu hivernales… à l’image de ce qui peut nous attendre sur l’Atlantique Nord pendant la Transat, donc c’est parfait. »

©Pierre Bourras
©Pierre Bourras

Pas de casse?

« Si, mais des bricoles sans gravité comme une bosse de ris, une poulie. J’ai pu constater qu’il y avait un petit réglage de safran à faire, aussi. C’est très bien d’ailleurs, car mieux vaut que ça m’arrive là que pendant la course. Les prologues servent aussi à ça! »

Tu es régulièrement cité parmi les favoris de cette Transat Anglaise en Class 40…

« Oui, ça ne me dérange pas, mais je n’accorde pas une grande importance à ce genre de pronostic avant une transat en solitaire qui est un exercice forcément aléatoire et où le risque de casser quelque chose est réel. Objectivement, je pense que nous sommes un gros tiers de la flotte à pouvoir briguer le podium, voire la victoire. Je vais régater contre d’autres très bons coureurs au large comme Phil Sharp, Thibaut Vauchel, Maxime Sorel, Louis Duc et bien sur Isabelle (Joschke). Nous sommes onze au départ. Il faudra se battre pour conquérir le podium de New York… et si possible la plus haute marche ! »

On voit que le nom de ton bateau a changé et que tu portes aussi les couleurs des « Ptits Doudous par Moulin Roty ». Explication?

« Et oui, ça fait un nom de bateau un peu à rallonge, mais c’est pour la bonne cause ! Les Ptits Doudous est une association géniale qui améliore la vie des enfants avant une intervention chirurgicale à l’hôpital. Et cette association est soutenue par mon sponsor historique, Moulin Roty, qui me parrainait quand j’ai gagné la Mini Transat en 2003. C’est un petit clin d’oeil à l’histoire et surtout l’occasion de défendre une belle idée, une belle démarche. »

Et ça fonctionne comment au juste « Les Ptits Doudous par Moulin Roty » ?

« Le but est de permettre aux enfants hospitalisés de se passer le plus possible de prémédication avant de passer au bloc opératoire. L’idée est venue d’une infirmière-anesthésiste qui ne supportait plus l’angoisse des enfants et de leurs parents avant le bloc, les pleurs, les cris… toute cette tension que peut ressentir un enfant à l’hôpital. Grâce à un jeu interactif – via une tablette tactile – l’enfant fait lui-même virtuellement toutes les étapes avant de passer à l’anesthésie. Ils ont réussi à diminuer la prémédication de 70% grâce à cette idée géniale qui fait d’ailleurs tâche d’huile puisqu’il y a déjà 25 hôpitaux qui l’utilisent maintenant et de nombreux autres qui se montrent intéressés par cette démarche. Moulin Roty fournit des peluches et des doudous à cette association et le produit de leurs ventes permet de financer l’achat des tablettes. Moi qui suis père de famille (Armel a trois garçons), ça me touche et je suis vraiment content et fier de porter leurs couleurs jusqu’à New York ! »

Combien de temps en mer environ pour couvrir seul l’Atlantique Nord à bord de ton Mach 40 ?

« Délicat à estimer avant que la météo se précise, mais disons autour d’une quinzaine de jours… »

Plus d’infos sur la société Black Pepper ici : www.blackpepper.fr
Contact skipper :
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Armel Tripon cherche un dernier sponsor pour la Transat Anglaise

A bord d’un Mach 40 très performant, le skipper nantais Armel Tripon s’apprête à participer à la mythique Transat Anglaise, entre Plymouth et New York. Rebaptisée The Transat Bakerly, cette transatlantique en solitaire qui a consacré tous les grands noms de la voile française, de Tabarly à Peyron, s’élance le 3 mai. Il manque un petit bout de budget pour jouer la gagne en Class 40… Avis aux amateurs !

Armel où en es-tu de ton projet pour participer à la Transat Anglaise ?
« J’ai trouvé 80% du budget, le bateau est en phase finale de préparation à La Trinité-sur-mer. Cette semaine nous posons la décoration sur la coque et les voiles. Mon partenaire principal est le chantier naval Black Pepper et ce sera le nom de mon bateau sur cette course… mais il reste encore de la place pour les partenaires de dernière minute qui veulent saisir cette opportunité ! On met une dernière main à la préparation technique et on part en convoyage, car nous devons être le 20 avril à Saint-Malo pour trois jours de rencontres entre le public, les partenaires et les skippers.»

A Saint-Malo ? Mais la Transat Anglaise part pourtant de Plymouth !
« Oui, mais les skippers sont en majorité français et l’organisation a imaginé cette première, pendant trois jours, pour faire vivre l’événement de ce côté-ci de la Manche. C’est d’ailleurs très intéressant car cela donne une visibilité supplémentaire à l’événement et aux partenaires. Ensuite, nous traversons la Manche le samedi 23 avril en configuration de course pour rallier Plymouth, où le grand départ de la Transat sera donné le 2 mai. »

Parle-nous de cette fameuse Transat Anglaise… Qu’est ce qui la caractérise ?
« Naviguer sur 3000 milles entre Plymouth et New York sur l’Atlantique Nord reste un morceau de bravoure. Parce qu’il faut régater contre les vents dominants, contre les trains de dépression qui circulent d’Ouest en Est sur l’Atlantique. Ce qui veut dire qu’il faut souvent affronter des vents puissants, et négocier des changements de rythme et d’allures nombreux et importants. C’est une transat physique et engagée. »

Armel Tripon ©Olivier Blanchet / DPPI

« J’y vais pour la gagne… »
Tu pars en Class40, combien êtes-vous en lice dans cette catégorie et quelles sont tes ambitions ?
« Nous sommes une quinzaine en Class40, avec de très sérieux concurrents. Je pars avec des objectifs ambitieux, j’ai mon mot à dire. C’est ma 17e traversée de l’Atlantique en course et je connais bien mon bateau. Il est très performant. Avec ce Mach 40, j’ai déjà remporté deux belles victoires en Atlantique : Les Sables-Horta et la Transat Newport-Cowes en équipage. C’est forcément difficile de donner un objectif précis avant le départ… mais j’y vais pour la gagne. Le podium et plus si affinités ! »

Et donc il te manque un petit bout de budget ?
« Oui, il me manque deux sponsors à cinq mille euros chacun. J’espère bien les trouver rapidement, ce serait vraiment dommage de rester à quai si proche du but. Donc je cherche, j’explique mon projet, je prospecte… je mouille le maillot ! Il me semble que le ticket que je propose est très accessible, surtout au regard du coût habituel du sponsoring qui est d’ordinaire beaucoup plus élevé et au regard également de la grande notorité de cette course mythique : The Transat a consacré des marins aussi prestigieux qu’Eric Tabarly, Philippe Poupon, Michel Desjoyeaux ou encore Loïck Peyron qui l’a gagnée trois fois. Il est encore temps de partir avec moi sur cette belle aventure ! »

L’avis d’un sponsor :
Michel de Franssu, PDG de Black Pepper,
partenaire principal d’Armel Tripon sur The Transat :
« Depuis plusieurs années, Armel est impliqué dans Black Pepper et collabore à la mise au point de nos bateaux ; je suis ravi que Black Pepper puisse l’aider à participer à « The Transat », cette formidable course de légende à travers l’Atlantique Nord.
Armel va courir cette fameuse Transat Anglaise non pas sur un bateau construit par notre chantier, mais sur un Mach 40, excellent bateau de course dans cette catégorie des 40 pieds (un plan Manuard construit par JPS Production).
Associé à quelques amis et des propriétaires de Codes by Black Pepper, nous soutenons Armel Tripon aux côtés de l’Occitane en Provence (www.loccitane.com), la société Zetes (www.zetes.com) et SCA Ouest / E.Leclerc Nantes. Nous le faisons avec d’autant plus de plaisir que nous connaissons ses qualités de coureur au large, et savons qu’il peut faire un excellent résultat. Le ticket d’entrée qu’il propose pour une course aussi prestigieuse est vraiment modeste ; il est encore possible de nous rejoindre pour l’accompagner dans cette aventure sportive et humaine. »

Plus d’infos sur la société Black Pepper ici : www.blackpepper.fr

Contact skipper :
Opération séduction pour les futurs participants au Vendée Globe.

Rejoignez-moi et vivons ensemble le Vendée Globe

Opération séduction pour les futurs participants au Vendée Globe.

Voilà un peu plus d’un an, avec de nombreux chefs d’entreprise dont certains sont ici, nous avons créé une dynamique fabuleuse autour de ce rêve commun de participer au Vendée Globe. Nous avons réussi à faire le Rhum de belle manière mais maintenenant à moi de concrétiser ce galop d’essai. Au stade où nous sommes arrivés avec mon équipe, c’est inconcevable de ne pas participer au Vendée Globe 2016. Voilà 15 ans que j’en rêve. C’est la course de ma vie, j’ai construit ma carrière de coureur au large dans ce but ultime.

Parce que le Vendée Globe c’est bien au-delà d’une course, c’est une vraie aventure humaine dans laquelle je souhaite embarquer avec vous, vous faire ressentir ce que je  vis sur mon bateau autour du monde, partager. C’est la force extraordinaire du Vendée Globe : on est seul en mer mais soutenu à terre par tous les collaborateurs de l’entreprise dont on porte les couleurs. La course au large en solitaire est le plus beau sport d’équipe !

On le sait, 70% d’une course en solitaire se gagne à terre. Je l’ai expérimenté cette saison avec tous ceux qui m’ont soutenu. Nous avons vécu des moments magiques, magnifiques, parfois durs aussi… mais tous inoubliables ! Il n’y a jamais de routine sur un Vendée Globe : tout est sublimé, tout prend des proportions incomparables. Chaque jour est une occasion de partager avec la terre, de créer du lien, de s’enthousiasmer, de rêver et de ressentir les plus belles émotions. Je pense sincèrement que c’est la valeur ajoutée de notre sport !

Le vrai plus de la course au large, c’est ce ciment que nous allons créer entre vos équipes qui vont adhérer à un projet qui surpasse chacun. Un projet transversal qui rapproche les hommes et les rend plus forts. Ensemble, nous pouvons vivre une histoire unique, qui motive vos équipes en interne tout en développant la notoriété de vos marques vers l’extérieur. Un marin et un bateau engagés dans le Vendée Globe sont une extraordinaire plateforme de communication interne et externe. Il n’y a pas de perdants dans un Vendée Globe… et je constate d’ailleurs avec vous que tous ceux qui font construire des bateaux neufs sont des récidivistes : c’est bien qu’ils doivent trouver de l’intérêt à participer à cette course légendaire !

Aujourd’hui je vous propose d’embarquer avec moi pour écrire une histoire qui a du corps, du sens, de l’âme. Une histoire à partager avec l’ensemble de vos collaborateurs, de vos équipes, de vos partenaires, de vos clients. Une histoire qui se gagne dès maintenant !

En 10 mois, nous avons réussi à monter un défi de A à Z, en nous appuyant sur mon expérience et la grande compétence de mon équipe technique. Nous avons déjoué tous les pièges et atteint tous les objectifs que nous nous étions fixés.  Cette expérience en IMOCA, je suis capable de la reproduire et de l’optimiser encore dans la perspective de ce Vendée Globe 2016. Nous n’attendons plus qu’un partenaire pour relancer le projet… et nous sommes tenaces !