Une semaine après sa qualification pour le Vendée Globe, le skipper de L’Occitane en Provence enchaîne avec le Défi Azimut, dernière compétition avant l’Everest des mers. Alternance de runs de vitesse en équipage et d’une course de 48 heures en solo, ce Défi Azimut est aussi l’occasion de soutenir le projet environnemental Plastic Odyssey. Trois questions à Armel Tripon…

Le lendemain de ta qualification tu étais reparti en mer et à peine revenu de cet énième entraînement te voilà en lice au Défi Azimut à Lorient ! C’est motivant ce retour à la compétition ?

Ah oui, on enchaîne ! C’est parti pour une semaine de confrontations assez variées. Il y a dix-neuf bateaux du Vendée Globe au départ de ce Défi Azimut et le format de l’épreuve est vraiment sympa avec à la fois des runs de vitesse mercredi en équipage, puis une course en solitaire de 48 heures dont on n’a pas encore le parcours définitif mais qui sera l’occasion de s’entraîner encore… et pour finir dimanche retour à l’équipage avec le traditionnel Tour de Groix. C’est intense et sympa !

« Ne pas se tromper d’objectif. L’objectif c’est le Vendée Globe »

Quels sont tes objectifs au Défi Azimut ?

Aucune pression de résultat ! Il ne faut pas se tromper d’objectif et l’objectif c’est évidemment le Vendée Globe. Donc clairement on n’y va pas pour gagner ce Défi Azimut, mais pour continuer à bien s’entraîner, en conditions de course. Continuer à progresser et observer aussi les autres concurrents. Sur les runs de vitesse en équipage mercredi, le vent sera faible, on ne devrait pas battre des records. La course en solo de 48 heures est forcément un plus dans mon programme d’entraînement. Et puis ce Défi Azimut est aussi l’occasion de montrer L’Occitane en Provence, de faire naviguer des gens à bord, des partenaires, des journalistes, de faire des relations publiques et des relations presse. On n’a pas eu beaucoup l’occasion de montrer notre joli bateau pour le moment, ce Défi en est une ! Vu les conditions anticycloniques et donc de vents faibles annoncés – l’été se prolonge cette semaine – on va pouvoir tirer sur le bateau, évidemment sans prendre de risques inconsidérés. Mais si on doit casser des petites choses, mieux vaut que ce soit maintenant plutôt qu’au départ du Vendée Globe. Ce genre de course sert aussi à cela, à valider des détails, à vérifier que tout fonctionne bien à bord.

Et tu vas embarquer à bord de L’Occitane en Provence les fondateurs de Plastic Odyssey, un projet environnemental qui te tient à cœur…

Oui ! Et j’en suis très heureux. Beaucoup de choses ont déjà été écrites sur ce projet mais pour résumer, le bateau de Plastic Odyssey va partir trois ans autour du monde en transformant en matière ou en carburant les déchets plastiques trouvés à terre pour éviter qu’ils ne souillent les mers et océans. C’est un projet également soutenu par L’Occitane en Provence qui en est le partenaire principal et je trouve ça génial : Plastic Odyssey ira à partir de 2021 vers les endroits du monde les plus défavorisés pour montrer qu’il y a une alternative, prouver qu’on peut récolter et recycler ces déchets de plastique, les transformer en objets utiles pour le quotidien, ou même en gasoil ou en essence, le plastique est finalement une ressource à ne surtout pas jeter. Je suis fier d’avoir les fondateurs de ce super projet environnemental à bord de L’Occitane en Provence et d’avoir un partenaire engagé à ce point dans la transition écologique. J’espère d’ailleurs que Plastic Odyssey sera également au départ du Vendée Globe le 8 novembre prochain aux Sables d’Olonne, ce serait super.

L’OCCITANE est le partenaire principal de l’expédition Plastic Odyssey. Dès 2020, le Plastic Odyssey, navire ambassadeur de solutions capable de transformer le plastique en carburant naviguera le long des côtes les plus touchées par la pollution plastique de l’Amérique latine, de l’Afrique et de l’Asie. L’objectif de cette expédition de 3 ans et de plus de 30 escales est de rencontrer, documenter et soutenir les porteurs de solutions de réduction et de recyclage des déchets plastiques.

Le navire Plastic Odyssey est une véritable plateforme de recherche itinérante pour rassembler, développer et diffuser les solutions face à la pollution plastique. Le but ultime ? Valoriser et transformer les déchets plastiques en une nouvelle ressource et favoriser ainsi la création de micro-entreprises de recyclage. Une façon de lutter à la fois contre la pollution et la pauvreté.

Après son abandon sur la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne, Armel et toute l’équipe, ont rapidement sorti le bateau de l’eau pour commencer au plus vite, ce chantier d’été. Au programme: fiabilisation et optimisation du bateau en vue de la qualification qu’il aura a effectuer fin août.

Bel été à tous !

Victime d’une avarie ce lundi à 13h15 (Heure Française), Armel Tripon (L’Occitane en Provence) a contacté la direction de course de la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne. Le skipper nantais avançait vers l’ouest, à une vitesse de 12 nœuds dans un vent de nord-ouest.

A 14 heures, Armel Tripon prenait contact avec son team pour déclarer un problème ; deux lisses longitudinales situées à tribord en arrière de la zone réparée suite à la collision avec un OFNI le weekend du 21 juin se sont fissurées.

« Nous sommes dans l’impossibilité à ce stade d’évaluer plus précisément la cause de ce nouvel incident même si nous pensons sérieusement qu’il s’agisse de dégâts collatéraux liés à cette collision dans une zone que nous avions prévu de renforcer au retour de la course Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne, » déclare Michel de Franssu, Team Manager.

Puis le skipper de L’Occitane en Provence a pris contact avec la direction de course pour envisager les options.

Jacques Caraës, directeur de course, a invité le skipper à la prudence en lui préconisant de ne pas tenter de rallier le point COI-Unesco, la marque de parcours située dans le sud-ouest de l’Islande.

Le principe de précaution et la sécurité ont donc conduit Armel et son équipe à prendre la décision il y a quelques instants de rejoindre la Trinité-Sur-Mer le port d’attache du bateau. Jacques Caraës, Directeur de course de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne et du Vendée Globe : « Armel est forcément très attristé par la situation. Après les échanges sur l’avarie, qui semble conséquente, j’ai invité le skipper à la prudence. Puis j’ai tenu à le rassurer en détaillant les dispositifs qui permettent encore à L’Occitane en Provence d’ambitionner une qualification pour le Vendée Globe 2020. » Armel Tripon a été mis en relation avec Christian Dumard, le météorologue de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne afin d’établir la route la plus sûre pour rallier son port d’attache.

Armel Tripon a entamé la course avec, parmi ses ambitions, celle de conquérir sa qualification sportive pour le Vendée Globe. Le fait qu’il en ait pris le départ lui ouvre la possibilité de demander d’effectuer un parcours de substitution, ainsi que le dispose l’article 9.3 de l’Avenant 3 à l’Avis de course du Vendée Globe, daté du 2 juin 2020.

Plus d’informations à venir…

« Après une  exceptionnelle performance à terre dans les jours jours précédant le départ de la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne qui aura permis grâce aux compétences et à l’énergie de tous que L’Occitane en Provence prenne le départ, Armel nous a fait la démonstration en prenant un départ tonitruant devant Les Sables d’Olonne, du formidable potentiel de vitesse de cet Imoca. Les spécialistes n’en douteront plus… Quelle satisfaction et quelle récompense devant tant de travail accompli.

Bien entendu, ce coup d’éclat avec le Soleil de L’Occitane en Provence illuminant le ciel maussade de la Vendée au moment du départ ne remet pas en cause la stratégie :ise en place par Armel avant le départ : il faut obtenir cette fameuse qualification pour le Vendée Globe et par conséquent avant tout préserver le bateau pour finir le parcours et rentrer à la maison sans coup dur…

Concrètement, nous nous sommes fixées des limites:

  • Prendre du temps dans les manoeuvres pour qu’Armel découvre son bateau.
  • Ne pas mener le bateau a plus de 70/80% de son potentiel notamment en limitant les charges.
  • Ne pas aller chercher le plus fort de la dépression dans le nord et ne pas hésiter à éviter le plus dur en partant dans l’ouest.
  • Exercer une vigilance particulière sur le bateau en s’astreignant à des routines de contrôles quotidiens. »

 

Michel de Franssu, Team Manager de L’Occitane en Provence

 

Vous les attendiez depuis longtemps ces premières images avec les deux foils… les voici enfin ! Soleil et 18-25 nœuds de vent : Armel s’est offert un joli combo ce week-end pour une des premières navigations depuis l’installation des deux foils. Sensations garanties !

Sam Manuard, l’architecte du bateau, nous raconte : « Après cette longue période de confinement, quel bonheur de retourner sur l’eau à bord de L’Occitane en Provence, une sacrée machine à sensations ! Cette navigation s’est révélée très enrichissante car on commence à corréler datas, sensations et observations extérieures. On cherche la stabilité en dynamique et de ce point de vue on est assez satisfait, une fois la bonne combinaison matossage/ballasts/réglages de voiles trouvée, le bateau est stable, bien au-dessus de l’eau mais pas trop non plus. C’est cet équilibre qu’on va chercher. On veut éviter les sauts de cabris et les variations de vitesses, dans le but d’avoir une vitesse moyenne la plus élevée. Tout cela sans dépasser les critères de charge maximale du gréement. »

 

Premier Vol d'Armel Tripon sur L'Occitane en Provence

Premier Vol d'Armel Tripon sur L'Occitane en Provence

Avec une pointe à 35,5 noeuds !
« L’attente était énorme, l’excitation palpable à bord ! Nous allions tous voler pour la 1ère fois en Imoca. Le bateau a commencé à accélérer dès que j’ai tiré la barre. Il se soulève, l’étrave monte légèrement et c’est parti ! On se sent porter, léger, comme en apesanteur, avec des vitesses qui grimpent jusqu’à 35 noeuds ! Le vol est super stable, vraiment dingue pour une première. Vivement les prochains vols… »

Première navigation en Baie de Quiberon
Le choix du design de l'Imoca L'Occitane en Provence

Le choix du design de l'Imoca L'Occitane en Provence

Maintenant que l’IMOCA L’Occitane en Provence est à l’eau, on vous en dit un peu plus sur le choix du design !

Un design épuré et percutant :  Less is more… !

Le choix du design est toujours en lien avec des contraintes techniques. Nous avions 3 couleurs de matériaux possibles pour les voiles : gris clair, noir ou jaune paille et nous ne souhaitions pas peindre les voiles pour un gain de poids. A savoir que le poids de la peinture est de l’ordre de 35g/m2. Et les voiles ont une surface de 1 314 m2…

Le Noir a été retenu pour un impact plus fort. Le jaune sur le noir est visuellement très percutant : le noir est comme un écrin qui met en valeur le jaune de L’Occitane en Provence.

Coque et voiles se devaient d’être en parfaite harmonie d’un point de vue design pour former une seule et même entité, un tout.

Il fallait ensuite apporter un élément de la nature à notre graphisme : le Soleil.  La nature étant l’ADN de la marque L’Occitane en Provence avec ses produits naturels qui sont fabriqués principalement dans ses usines de Manosque et de Lagorce.

Design by Carine Dewavrin

Mise à l'eau de l'IMOCA L'Occitane

Vendredi 31 Janvier, à Nantes, l’Imoca flambant neuf d’Armel Tripon sous les couleurs de l’enseigne de cosmétique naturel, L’Occitane en Provence, a été mis à l’eau aux alentours de 11h.

Lire la suite