C’est une carte postale quasi paradisiaque que nous dresse Armel Tripon en ce dimanche de novembre. Du soleil, de la chaleur, de la vitesse… la vie à bord des P’tits Doudous a tout pour donner le sourire à ses skippers. Ajoutons à cela une stratégie qui leur a permis de se recaler dans le match au passage des Canaries et de pointer désormais à la quatrième position… et le tableau est complet, heureux et enthousiasmant. Certes, pour arriver à cela, les marins doivent s’imposer un rythme intense et accepter de voir leurs plages de repos respectives entrecoupées pour enchaîner les manœuvres. Mais le jeu en vaut la chandelle et c’est bien là tout l’intérêt du double. Le prochain point de passage délicat s’annonce d’ores et déjà sur la route d’Armel et Benoît Marie avec la négociation du Pot au Noir, un passage obligé qui va inévitablement venir pimenter cette Transat Jacques Vabre. Vivement la suite !

 

Armel Tripon évoquait les conditions de navigation ce matin lors d’un message envoyé à l’équipe à terre : « Dimanche en direction des îles du Cap Vert et du Pot au Noir. On a quitté les Canaries il y a à peine deux jours et là ça descend très très vite avec des bords assez hallucinants où le bateau est à 23/24 nœuds. La mer s’est vraiment aplatie donc c’est super agréable. On est sous le soleil, ça va vite, au chaud. Les voiles sont magnifiques et Les P’tits Doudous cavalent ! On reprend des milles sur nos concurrents. On essaie de jouer les bascules au mieux et de se positionner pour la suite. C’est vraiment sympa, en revanche, ça fait beaucoup de manœuvres et des petites nuits entrecoupées où à chaque fois notre quart dure une demi-heure au lieu de durer deux heures. Mais c’est le prix à payer et on est quand même bien content de faire avancer ce bateau le plus vite possible au bon endroit ».

Pas d’armistice sur l’Atlantique pour nos marins qui poursuivent leur descente vers le Sud et en apprécient les premiers signes palpables avec des températures qui montent progressivement et une vie à bord qui se fait tout de suite plus agréable. Armel Tripon et Benoît Marie ont salué les côtes lusitaniennes dans la nuit et croisent actuellement au large du Cap Saint-Vincent, pointe la plus occidentale de l’Europe. Prochain objectif pour Les P’tits Doudous, les Canaries et une négociation dont les contours ne sont pas encore clairs. A l’heure où les terriens vont profiter d’un jour férié, ce 11 novembre va plutôt être placé sous le signe d’une tempête sous deux crânes pour nos marins qui ne boudent pourtant pas le plaisir de se retrouver au cœur de cette véritable régate océanique qu’est la Transat Jacques Vabre.

 

Contacté par l’organisation lors d’une vacation ce matin, Benoît est revenu sur la vie à bord des P’tits Doudous : « Tout va bien, je prends mon quart et je viens de me faire un petit thé. On avance à 14 nœuds dans la bonne direction et on est enfin sec, ce qui est une bonne nouvelle ! On a passé la latitude de Lisbonne dans la nuit et là on s’approche de la latitude du Cap Saint-Vincent. On commence à rentrer dans le Sud ! J’ai enlevé mes bottes il y a deux heures et c’est super agréable de rentrer dans une phase moins hivernale.

On ne voit pas nos concurrents en visuel, on ne les a pas à l’AIS non plus. Le plus proche est à 17 milles donc ce n’est pas si proche que ça. Mais en revanche, il y a une super bagarre ! C’est top, on est dessus ! On compare nos performances toutes les heures, à chaque quart. C’est une régate ! Il y a du match, des options à prendre… C’est super intéressant, on est ravi d’être là !

On a à peu près 10 nœuds de vent, on avance à 14 nœuds. C’est très oscillant et instable en force et en direction. Il y a de beaux nuages, on ne voit pas la Lune. C’est nuit noire… Mais l’air est sec et c’est la première fois depuis le départ, parce que pendant les dorsales, il y avait de l’humidité en permanence et ce n’était pas très agréable.

On est à 571 milles de l’entrée dans les Canaries, donc d’ici deux jours on devrait y être. C’est top quand on commence à viser le way-point des Canaries et de Madère, ça veut dire qu’on commence à s’approcher de l’Afrique et de ses températures.

Pour l’instant ce n’est pas clair… est-ce que c’est un passage à l’Ouest ou dans les Canaries. C’est un peu tôt pour le dire. Il y a plusieurs options en fait. L’option Ouest, qui était envisagée hier, s’ouvre ou se ferme en fonction des modèles. A chaque fichier météo, on réactualise notre scénario mais dans tous les cas, il va y avoir un long tribord amures puis un empannage pour aller viser les Canaries ». 

 Tout va très bien à bord pour Les P’tits Doudous, le trimaran Ocean Fifty mené par les skippers nantais Armel Tripon et Benoît Marie. Trois jours après le départ de la Transat Jacques Vabre Normandie – Le Havre, ils ont réussi à s’extirper des vents faibles de la dorsale anticyclonique et à accrocher le bon wagon. Ils naviguent actuellement à la 4e place de leur catégorie, au large du Portugal. Trimarans « Ultim » inclus, seulement 8 des 79 bateaux en lice au départ sont devant eux. Nous avons pu les joindre à bord, ce mercredi midi 10 novembre. Le moral est au beau fixe ! 

 

Les P’tits Doudous sont quatrièmes, à la chasse au podium provisoire ! Armel Tripon et Benoît Marie prennent bien leurs marques, trois jours après le départ de la Transat Jacques Vabre donné dimanche au Havre. Depuis, le duo a, comme toute la flotte, affronté les affres de la dorsale anticyclonique et ses vents très faibles qui barraient la route à la pointe de Bretagne et dans le golfe de Gascogne.

Aujourd’hui mercredi 10 novembre, le trimaran Les P’tits Doudous navigue 120 milles au large de Porto (Portugal), très exactement en milieu de flotte des Ocean Fifty :  quatrièmes, avec trois bateaux devant et trois bateaux derrière. Pas mal ! Surtout quand on se souvient que leur bateau avait démâté au mois d’août et qu’ils avaient dû mener à bien une véritable course contre la montre pour réparer le mât, remâter et réussir à être au départ du Havre dans les temps.

 

« On ne navigue plus en-dessous de 20 nœuds, c’est le tarif ! »

Benoît Marie explique qu’au moment où on les appelle ils sont « en déjeuner en terrasse, avec poule-au-pot pour moi et couscous pour Armel (lyophilisé). Le ciel est plutôt couvert avec quelques trouées bleues et un peu de soleil. Il y a un peu de mer mais c’est vraiment sympa, ça permet de surfer. »

Les deux skippers nantais ont le sourire en faisant le point après trois jours de course sur cette Transat Jacques Vabre : « Maintenant, c’est nickel, ça glisse, c’est cool ! On ne navigue jamais en-dessous de 20 nœuds, c’est le tarif (rires) ! On n’a rien cassé sur le bateau, vraiment rien, et donc tout va bien, on a le moral ! »

La dorsale de vents faibles qui a marqué ce début de course n’est plus qu’un mauvais souvenir. Armel Tripon confirme : « Ce n’est rien de dire que le passage de la dorsale a été compliqué, on en a perdu des cheveux (rires) ! (Armel Tripon est chauve, ndr…). C’était la pire dorsale de ma vie ! C’était long, long, long ! On a mis plus de 24 heures à en sortir. C’était dur de voir les autres partir devant, mais ce qui est très positif, c’est qu’on a réussi à sortir en tête de notre paquet, ce qui donne notre position actuelle avec trois bateaux devant nous et trois bateaux derrière. »

 

Importante décision à prendre dans les 24 heures

Sur la route depuis Le Havre, il y a eu de jolis croisements, de belles rencontres en mer comme raconte Benoît Marie : « On s’est retrouvés plusieurs fois bord à bord avec les autres, on a vu Leyton, Groupe GCA-1001 Sourires,Arkema assez longtemps, ça s’est joué à pas grand-chose pour qu’on passe devant eux. On a vu aussi pas mal de cargos et là on croise un petit voiler de plaisance, c’est sympa… et il y a beaucoup de plaisir : on fait la Transat Jacques Vabre, tout de même ! »

Les deux marins ont la voix enjouée, malgré la fatigue des manœuvres incessantes et de deux nuits sur trois presque sans sommeil (la première et la dernière). Un tempo qui « tire sur la couenne » mais qui offre beaucoup de plaisir aussi, quand les trois quarts de la flotte de la Transat Jacques Vabre n’ont pas encore passé le cap Finisterre et que Les P’tits Doudous, lui, navigue au large du Portugal dans des conditions agréables. « On est mieux là avec le bateau super sain qui file à 20 nœuds qu’au milieu du golfe de Gascogne à tourner en rond à 5 nœuds ! »

La suite ? Il y a une grande décision à prendre dans les 24 heures à venir. Armel Tripon explique : « Là, on navigue dans un petit couloir de vent le long du Portugal, en bordure d’anticyclone. Il nous faut ajuster la trajectoire pour rester dans ce couloir, avec une bataille d’empannages à la clé. Mais dans les jours à venir le vent ne va faire que mollir et il y a une grande décision à prendre dans moins de 24 heures. Le choix sera grosso modo entre une route Sud qui glisserait le long des côtes de l’Afrique et une route Ouest qui traverse une nouvelle dorsale pour aller chercher une dépression vers les Açores. On a déjà notre petite idée (et les multicoques ont droit au routage extérieur) mais la décision n’est pas prise encore ; et si elle l’était je me garderais bien d’en parler pour l’instant ! Disons qu’on a une petite idée, mais qu’elle reste à confirmer. »

Humour, vitesse, réglages des voiles, stratégie météo… ainsi va la vie à bord du trimaran Les P’tits Doudous. « On navigue vite, on est très contents de notre bateau, c’est super agréable. On ne va pas se plaindre ! » Derrière les voix des deux skippers, on entend les sifflements caractéristiques du bateau qui trace vite sa route vers le Sud. « Le podium provisoire n’est pas très loin, c’est notre prochain dossier… »

 

En bref.- A 13h ce mercredi 10 novembre, Les P’tits Doudous naviguait à 20 nœuds par 41°02 Nord et 11°31 Ouest, (c’est-à-dire au large de Porto) à 4574 milles de l’arrivée, en quatrième place des Ocean Fifty, à 50 milles du leader Koesio et une vingtaine de milles du troisième, Primonial.

 

Rarement la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre n’avait réservé une entrée en matière aussi particulière. Soumis l’influence d’une dorsale confortablement installée sur la route, les concurrents n’ont d’autre choix que de prendre leur mal en patience, subissant des vents erratiques, aussi volages en force qu’en direction. A bord de l’Ocean Fifty Les P’tits Doudous, Armel Tripon et Benoît Marie restent philosophes et gardent la tête froide face à une situation qui aurait de quoi rendre fou. Le retour d’un semblant de stabilité leur ouvre une fenêtre plus favorable sur la suite et notamment la perspective de recoller à leurs concurrents. Mais une chose est sûre, cette transatlantique, comme beaucoup d’autres, va jouer avec les nerfs des marins… et des terriens. Pour affronter la difficulté et le suspense de cette course, rien ne vaudra alors la douceur d’un P’tit Doudou. !

 

« Il y a du sport ! »

En mer comme à terre, il est des moments où l’esprit a besoin d’être occupé. A bord d’un Ocean Fifty, plongé au cœur d’une situation météo d’une grande complexité, Armel Tripon a à cœur de partager son quotidien avec son équipe à terre : « Ca ne se passe plutôt pas si mal ! Nous avons retrouvé un vent plus stable depuis quelques heures. Est-ce que ça va tenir ? Ce n’est pas si simple. Nous étions bord à bord avec GCA – 1001 Sourires et ils sont maintenant derrière. Nous espérons que la sortie n’est plus trop loin maintenant. C’est un peu longuet quand même ces zones sans vent, cette traversée de dorsale. C’est toujours un peu stressant de voir les autres partir inexorablement mais on sait qu’en multicoque les distances se font et se défont aussi vite, donc pas d’inquiétude. Le ciel se dégage peu à peu et nous ne sommes pas loin de la sortie. La mer est plate, c’est assez sympa.  Nous sommes sous J1, nous étions sous gennaker tout à l’heure, puis J1, puis gennaker… il y a beaucoup de changements en direction et en intensité. Nous nous amusons bien, il y a du sport !

Nous venons de finir deux lyophals délicieux, merci Sodebo ! Benoît est allé faire une petite sieste à bord des P’tits Doudous et en attendant, pour moi c’est café et réglages ! ».

 

« Ca glisse vers le cap Finisterre et le pays des tortillas ! »

Le temps d’un changement de quart, Benoît Marie prend le relais au clavier pour exprimer le bonheur d’avoir trouvé un trou de souris pour se sortir de ce mauvais pas et celui de partager cette Transat Jacques Vabre avec Armel : « Le soleil est réapparu ! Ça fait du bien de sortir de l’humidité omniprésente depuis le départ, par les embruns puis la bruine et l’air humide de la dorsale. Nous avons été accompagnés par des dauphins joueurs une grosse partie de la nuit. Nous entendions leur souffle autour du bateau. C’était, j’en suis sûr, un bon présage. Ils nous ont guidé vers la sortie et après être passés à 200 m de GCA – 1001 Sourires et s’être arrêtés ensemble, nous sommes repartis avec le nouveau vent et au dernier pointage, nous leur avions mis 18 milles ! Ça fait plaisir d’avoir trouvé la sortie en premier du groupe de l’Ouest. En ce moment, sous gennaker, ça glisse vers le cap Finisterre et le pays des tortillas ! Nous avons hâte d’enlever des couches de vêtements mais déjà il fait moins froid. Nous avons trouvé notre rythme et c’est fluide à bord. J’ai pu dormir ce matin et maintenant c’est Armel qui se repose. De quoi charger les batteries pour attaquer la suite. Il va y avoir pleins d’opportunités mais nous sommes tous les deux contents d’être là, en mer en train de faire la Transat Jacques Vabre ! ».

 

 

Après l’émotion hier au Havre, les marins de la Transat Jacques Vabre sont à présent dans le vif du sujet. Contrastant avec les images spectaculaires du départ et l’envolée des Ocean Fifty devant les falaises d’Étretat, cette première nuit de course leur a réservé des conditions de vent légères et capricieuses, imposant un tracé très laborieux sur la cartographie ce matin. A bord des P’tits Doudous, Armel et Benoît en ont profité pour se mettre dans le rythme et entrer dans leur course. Les deux skippers ont pris le temps de donner quelques nouvelles et de partager une première photo matinale qui donne une idée de l’ambiance du moment, à l’heure où ils s’apprêtent à négocier le passage de la pointe de la Bretagne. 

 

Message de la nuit d’Armel et Benoît : « Départ superbe dans le bon tempo jusqu’à maintenant. Petite perte sur le groupe de tête dans du vent très changeant. Pas simple de trouver vite les bons réglages. Arrivée sur Ouessant dans 2 heures, le vent molli sérieusement ! Le jeu commence ! »

Et de compléter quelques heures plus tard : « Ça repart doucement sous une pluie fine… ». 

Ce dimanche 7 novembre, à 13h27, les 158 concurrents de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre ont pris leur envol, direction Etretat, avant de se lancer à l’assaut de l’Atlantique dans des conditions idéales. Lancés à pleine vitesse, les Ultimes ont pris la tête de la course, suivis par les Ocean Fifty, les Imoca, puis les Class40

L’émotion était présente sur les pontons des bassins du Havre ce matin. Les 79 équipages ont largué les amarres sous les applaudissements d’un public venu en nombre, de leurs proches et de leurs équipes. Les conditions météorologiques étaient idéales pour un départ. Les bateaux ont pu toucher un vent de nord-ouest oscillant entre 15 et 20 nœuds sur une mer clapoteuse illuminée par de belles éclaircies. Un spectacle réussi. Les 5 Ultimes, 7 Ocean Fifty, 22 Imoca et 45 Class40 ont tous aligné leurs étraves vers Etretat pour enrouler la première marque de parcours avant de pouvoir mettre cap vers L’Atlantique pour le début d’un long parcours.

Après le passage de la première marque de parcours, les 79 bateaux ont tiré la barre, direction l’Ouest afin de sortir de la Manche. La première nuit sera synonyme de choix pour les marins. En effet, la flotte devra gérer les forts courants de la presqu’île du Cotentin qui constitue un paramètre important dans la course, puis ils rencontreront une dorsale anticyclonique qui se renforcera à la pointe Bretagne. Ils devront donc prendre des décisions stratégiques dès le départ avant même d’aborder l’Atlantique.

Sept trimarans de quinze mètres, Les Ocean Fifty, prendront le départ de la Transat Jacques Vabre dimanche 7 novembre devant Le Havre. Et le niveau, élevé dans cette catégorie rapide, est si homogène que les sept duos peuvent gagner ! Parmi eux, Les P’tits Doudous sera mené par les skippers nantais Armel Tripon et Benoît Marie. Deux anciens vainqueurs de la Mini-Transat (et de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe pour Armel Tripon), qui ont réussi une course contre la montre haletante pour être au départ, leur bateau ayant démâté en août dernier. Ils analysent la météo et les forces en présence.

 

Dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques heures du départ de cette Transat Jacques Vabre, la plus grande course de l’année, qui va vous emmener de l’autre côté de l’Atlantique à bord de votre trimaran Les P’tits Doudous ?

Armel Tripon : « C’est super chouette d’être là, parce que ce n’était pas gagné il y a encore quelques semaines. Le bateau a démâté en août, c’était une course contre la montre de réussir à être au départ. On est contents avant même que la course commence ! C’est ma 22e traversée de l’Atlantique et c’est toujours aussi excitant. On est au départ grâce à l’association de nombreux partenaires regroupés sous les couleurs de notre bateau, on a très envie de bien faire. On n’est pas des têtes brûlées avec Benoît : on sait qu’il faut d’abord arriver. La météo semble plutôt favorable pour prendre un départ rapide et spectaculaire, mais pas dangereux. Tout va bien ! »

« A quelques heures de réaliser un rêve de gosse »

Benoît Marie : « C’est ma troisième traversée de l’Atlantique, mais ma toute première Transat Jacques Vabre… Je suis à bloc ! Cela fait des années que j’attends ce moment-là.  Je suis à quelques heures de réaliser un rêve de gosse, c’est trop bien ! Avec Armel, on avait tellement la tête dans le guidon ces derniers mois que je ne réalisais pas vraiment, je n’avais pas le recul. Mais maintenant ça y est : le fait d’être ici au Havre avec tous ces bateaux magnifiques, tous ces skippers, c’est génial. Cette fois on y est, on est dans le concret de l’avant départ d’une grande course, et j’ai hâte de partir ! »

Votre trimaran Les P’tits Doudous avait démâté au mois d’août. Vous avez réussi à récupérer le mât en mer, le réparer et le réinstaller sur le bateau. Partez-vous en confiance, malgré tout ?

Armel Tripon : « On a réussi à réparer, à remâter, il n’y a aucun problème sur ce sujet ! Et parce qu’ils sont renforcés, les mâts réparés sont souvent plus solides que les mâts neufs ! On part en totale confiance. Les quelques navigations que nous avons pu faire nous ont pleinement rassurées. Pendant le convoyage vers Le Havre, on a poussé le bateau à 35 nœuds au vent de travers, sous le Cotentin sans problème ! Et puis, pendant que le mât était en réparation nous avons beaucoup travaillé sur la plateforme pour la rendre plus ‘safe’. On a retravaillé le safran central, ajouté un degré de quête au mât ce qui rend le bateau plus stable. On a aussi maintenant un petit gennaker de capelage. Pour résumer, le bateau est beaucoup plus stable et plus sécurisant qu’il y a quelques mois. Il a beaucoup évolué par rapport au printemps dernier, quand nous l’avons récupéré. »

Benoît Marie : « En totale confiance ! Je suis d’accord avec Armel : on a bien fait évoluer le bateau et on part sereins. On a le bateau bien en mains. On a fait quelques milliers de milles ensemble à bord, mine de rien, on ne débarque pas ici au Havre par hasard ! Et puis Armel et moi nous sommes en phase sur la manière de naviguer. On ne se laissera pas entraîner dans un rythme qui ne nous conviendrait pas. On fera notre propre tempo. »

 

A quelle météo vous attendez-vous pour le départ et les premiers jours de course ?

Armel Tripon : « On est en situation anticyclonique, avec un anticyclone qui fait barrage aux dépressions, qui sont évacuées vers le nord. Les conditions de départ dimanche sont très favorables et ça devrait être spectaculaire car ça va aller très vite sur toute la Manche, dans un vent de nord-ouest de 15 à 20 nœuds. On sera au près jusqu’au Cotentin puis au reaching jusqu’à Ouessant. Ensuite le vent mollit et il y a un axe de dorsale (vents faibles) à négocier. Si on arrive à glisser sous cette dorsale pour faire route directe vers l’Espagne, c’est le scenario idéal. Si ce scenario se confirme on est au cap Finisterre dès mardi. C’est la première étape importante. Par contre, si on n’arrive pas à glisser sous la dorsale, on se retrouvera au près dans du vent de sud-ouest à devoir naviguer vers l’ouest… et là ce ne serait pas du tout la même histoire. Car cette route, beaucoup plus lente, nous emmènerait vers les Açores dans des conditions moins confortables. Ensuite c’est trop tôt pour en parler. Notre premier job, c’est déjà d’aller vite jusqu’à la pointe bretonne pour optimiser nos chances de pouvoir glisser sous la dorsale. Dimanche soir, on réactualisera le scenario. En multicoques, nous sommes routés (Ocean Fifty et Ultim sont routés, ndr) ».

Benoît Marie : « On partira dans des conditions maniables, c’est une bonne entrée en matière ! Aujourd’hui il y a deux options ; une qui passe à l’ouest et une au sud (plus rapide) pour aller jusqu’au cap Finisterre (Espagne).  Mais si la dorsale s’installe plus vite que prévu et bien là, on devra faire de l’ouest et ce serait du près, plus lent. Je pense qu’au moment du départ on aura une bonne idée de l’option. Evidemment, la route sud est beaucoup plus sympa. Sur tous les bateaux, il est bien évident que le portant est plus agréable et plus rapide que le près ! »

Vous parliez de routage depuis la terre. Qui travaille pour vous dans ce domaine ?

 Armel Tripon : « La même cellule météo que pendant la Route du Rhum (Armel Tripon a gagné la dernière édition en Ocean Fifty en 2018, ndr), c’est-à-dire trois personnes : notre coach Tanguy Leglatin, le météorologue Nicolas Le Friant et le boat-captain du bateau : Vincent Barnaud. Ils connaissent bien leurs rôles respectifs et échangent entre eux. On fera des points réguliers avec eux par messagerie et mails, au rythme des prévisions qui tombent plusieurs fois par jour. »

« On a toutes nos chances, on part sans aucun complexe »

Sur le papier, on a l’impression que la flotte Ocean Fifty est très homogène, avec un niveau (élevé) similaire entre les sept duos engagés. Tous peuvent l’emporter… dont vous ?

Benoît Marie : « Exact ! Les sept bateaux en lice sont tous des bateaux très rapides et chacun peut finir à toutes les places, de premier à septième ! Leyton a peut-être un petit plus, mais pas parce que leur bateau est plus rapide. Juste parce qu’ils ont plus navigué que les autres, parce qu’ils ont plus de milles à l’entraînement ensemble. Mais avec Armel on a toutes nos chances. Après, je dis toujours qu’il y a trois grands objectifs sur une grande course au large : 1/ réussir à être au départ ; 2/ finir la course ; 3/ bien figurer au classement général. On part sereins, sans aucun complexe : on a un super beau plateau et sur cette série tous les bateaux vont à peu près à la même vitesse. Il n’y a pas de bateau qui sorte vraiment du lot et notre trimaran va vraiment vite. On a toutes nos chances de faire quelque chose de bien… »

Armel Tripon : « Le niveau est très homogène, c’est très ouvert ! Bien malin qui pourrait dire qui va gagner ou même être sur le podium, c’est impossible à prévoir. La classe Ocean Fifty est bien faite pour ça, car il y a une vraie homogénéité et pas vraiment de bateau plus rapide que les autres. Je pense que c’est aussi pour cela que cette classe va se développer. Sur les sept trimarans au départ, Leyton parait être un petit cran au-dessus, peut-être, mais vraiment chacun a ses chances. C’est très motivant, car il n’y a strictement rien de joué à l’avance. Pour nous, l’objectif c’est d’abord d’arriver de l’autre côté, en Martinique, après 5 800 milles de course qui vont nous prendre environ deux semaines. C’est une nouvelle aventure qui démarre avec ce bateau et c’est très important de finir la course. Evidemment, on ne va pas naviguer avec le frein à main et jouer nos chances à fond. On saisira les opportunités, sans pour autant faire n’importe quoi. On est en phase et en confiance avec Benoît, nous ne sommes pas des têtes brûlées. Chacun sait ce qu’il a à faire et en double on tire bien plus sur le bateau qu’en solitaire, on essaie d’utiliser le potentiel du bateau à 100%. Ce n’est pas deux fois du solitaire, c’est une addition de nos points forts. Avec Benoît nous saurons être présents pour tirer le meilleur du bateau dans les moments décisifs. »

 

Arrivés en début d’après-midi au Havre, Armel Tripon et Benoît Marie avaient le sourire à l’heure d’amarrer leur Ocean Fifty au cœur du bassin Paul Vatine. Les skippers des P’tits Doudous avaient fait le choix d’un convoyage XXL en s’offrant 48 heures de navigation afin de valider la garde-robe neuve et le potentiel du trimaran. A en croire l’enthousiasme des deux nantais, ces deux jours de mer accompagnés par une météo idéale ont livré un verdict plus que favorable. De quoi leur donner encore plus l’envie de prendre le départ de cette Transat Jacques Vabre 2021 qui s’élancera le dimanche 7 novembre à 13h27.
 
Partis de leur port d’attache de La Trinité-sur-Mer mardi dernier en fin d’après-midi, les skippers des P’tits Doudous avaient à cœur d’exploiter au mieux leur convoyage vers Le Havre. Mieux qu’un traditionnel ralliement, les deux marins qui ont retrouvé leur mât il y a peu, voulaient engranger les milles, valider les voiles et le potentiel du bateau. A leur arrivée au Havre ce jeudi après-midi, Armel ne cachait pas le plaisir éprouvé tout au long de ces milles : « Nous sommes descendus jusqu’au plateau de Rochebonne au près, pour pouvoir repartir au portant sous gennaker vers la Bretagne pour voir la voile, se faire quelques empannages… et passer du temps en mer ! Le bateau est super abouti techniquement et on va vite ». Une confiance largement partagée par Benoît : « Les sensations sont bonnes, le bateau a vraiment un super potentiel. Ça fait un bien fou de se retrouver en mer. Ça nous avait manqué ! Nous avons bénéficié de conditions estivales pour cette navigation. C’était un convoyage idéal !».
Dans dix jours, Les P’tits Doudous prendront le départ de la Transat Jacques Vabre et mettront le cap sur la Martinique. D’ici là, les rendez-vous vont s’enchaîner pour les marins qui vont également prendre le temps d’aller à la rencontre de l’antenne locale des P’tits Doudous. De quoi faire le plein d’énergie avant le grand large !

En août dernier, à l’occasion de l’épreuve finale du Pro Sailing Tour entre Toulon et Brest, le trimaran de 50 pieds d’Armel Tripon et Benoît Marie démâtait au large du Portugal. Un coup dur pour les deux marins qui parvenaient toutefois à récupérer l’espar et les voiles. Après plusieurs semaines de chantier et l’engagement de toute l’équipe, la journée d’hier et le soleil trinitain sont venus balayer l’attente et la frustration. Heureux comme deux enfants la veille de Noël, Armel et Benoît ont remis en place le mât de l’Ocean Fifty « Les P’tits Doudous » et redonné à leur trimaran ses ailes. Un soulagement et un bonheur non feints à moins d’un mois du départ de la Transat Jacques Vabre, qui partira du Havre le dimanche 7 novembre.

 

Lancés dans une véritable course contre la montre depuis août dernier, Armel Tripon et Benoît Marie viennent de cocher une case essentielle de la liste des choses à faire d’ici au départ de la transatlantique en double. Sur le papier avoir un mât à trois semaines du départ semblait une évidence. Pour l’équipe des P’tits Doudous c’était un défi qui vient d’être relevé avec brio. Dans la malchance de leur démâtage cet été, les deux marins avaient réussi à récupérer le mât brisé en deux morceaux. Ce dernier a été manchonné et renforcé pour retrouver sa place hier. Un contretemps dont l’équipe se serait bien passée mais dont tous tirent du positif, à commencer par Benoît Marie : « Dans notre malheur, c’est arrivé au bon moment. C’est sûr que nous aurions préféré naviguer plus, mais Armel et moi savons nous adapter. Nous avons consacré le temps sans entraînement à faire autre chose et notamment à trouver des partenaires et lancer une belle dynamique. A partir de maintenant, nous allons naviguer non-stop jusqu’à notre arrivée au Havre le 28 octobre. Le fait d’avoir renforcé le mât pour permet de partir sereins ».

Un enthousiasme et une reconnaissance largement partagés par Armel Tripon : « C’est un énorme soulagement, une grande joie de voir ce si beau bateau retrouver son mât. Je veux vraiment exprimer ma reconnaissance à toute l’équipe et aux prestataires qui ont œuvré d’arrache-pied pour nous permettre d’être au départ de la Transat Jacques Vabre. Nous y avons cru et nos partenaires en tête ! « Les P’tits Doudous » seront bien au Havre, prêts à montrer les dents ! »

 

Confiants dans le potentiel déjà démontré par leur bateau, les skippers de l’Ocean Fifty « Les P’tits Doudous » vont hisser leur grand-voile neuve lundi prochain et s’atteler à ce qui les anime depuis toujours : naviguer pour s’attaquer à l’Atlantique en double et rallier Le Havre à la Martinique de la plus belle manière…

 

Le 1er février dernier, Armel Tripon en terminait avec son tout premier Vendée Globe à la 11ème place, à la barre d’un bateau révolutionnaire. De son côté, Benoît Marie faisait parler ses talents d’ingénieur en concevant son propre Moth de compétition et un voilier laboratoire avec pour ligne de conduite une fabrication eco-responsable Partageant de nombreux points communs dont des origines nantaises, une victoire sur la Mini Transat chacun et surtout la volonté de naviguer « utile » et de porter des messages forts, c’est un troisième vainqueur de la Mini Transat, Damien Grimont, qui orchestre la rencontre. Ensemble, ils mettent le cap sur un programme sur trois coques et une participation au tout nouveau circuit Ocean Fifty, sous les couleurs de « The Arch », événement accélérateur de la transition écologique en Europe imaginé par Damien. Entre les deux marins, la magie opère et les premiers rendez-vous sportifs leur permettent de prendre leurs marques et mettre de l’huile dans les rouages. Mais en août dernier, à l’occasion du Final Rush, épreuve finale du Pro Sailing Tour entre Toulon et Brest, le trimaran de 50 pieds démâte au large du Portugal. Une course contre la montre s’engage alors pour un objectif clair : être au départ de la Transat Jacques Vabre, le 7 novembre.

 

Les partenaires historiques des « P’tits Doudous » engagés et l’espoir d’en embarquer de nouveaux

A La Trinité-sur-Mer, port d’attache du bateau, les deux skippers s’activent pour répondre présents. Sur le plancher de la voilerie, la nouvelle garde-robe est en fabrication quand le mât est l’objet de toutes les attentions pour retrouver sa place dans le courant du mois d’octobre. Un timing serré qui n’empêche pas l’équipe d’avancer et d’annoncer de belles nouvelles. Ainsi, l’Ocean Fifty s’apprête-t-il à se parer de nouvelles couleurs et à rallier Le Havre à la Martinique sous le nom de « Les P’tits Doudous ». Soutien inconditionnel de l’association créée par Nolwenn Febvre depuis 2016, Armel n’a depuis jamais navigué sans embarquer avec lui les soignants et enfants qui, chaque jour, bénéficient des actions essentielles rendues possible grâce à la collecte du cuivre et métaux à usage unique au sein des hôpitaux. Ce nouveau chapitre qui s’annonce est rendu possible grâce au support d’un collectif d’entreprises partenaires au premier rang desquelles Niji, Moulin Roty et Act for impact, et de « The Arch » qui offre aux petits malades et à leurs anges-gardiens la plus belle des visibilités sur l’Atlantique.  Une aventure humaine qui n’aspire qu’à accueillir de nouveaux acteurs économiques pour partager cette belle dynamique.

Un projet sportif et citoyen qui s’inscrit plus que jamais dans la volonté d’Armel et Benoît de rester fidèles aux hommes qu’ils sont…

 


Ils ont dit :

Armel Tripon, skipper de « Les P’tits Doudous » :

« Il y a chez moi une envie évidente de retrouver la course au large, ça fait partie de ce qui m’anime. Naviguer en double après le solitaire permet un partage d’expérience riche, d’autant qu’avec Benoît nous avons trouvé une belle complémentarité. Nous devons composer avec un planning serré, mais notre objectif est clairement de finir, du mieux possible. Nous y allons avec humilité parce que nous savons que d’autres sont bien plus prêts que nous… mais nous avons énormément d’envie, d’autant qu’en 22 transatlantiques, je ne suis encore jamais arrivé en Martinique !

Ce n’est évidemment pas anodin de mettre en avant deux associations partageant des valeurs fortes et qui me tiennent particulièrement à cœur. C’est beau de pouvoir proposer cette vitrine et de les mettre en avant. Nous cherchons tous à donner un sens à ce qu’on fait. Je suis ravi de naviguer mais cela reste un jeu. Amener cette dimension sociétale est une belle récompense qu’on nous offre, un beau témoignage de confiance ».

 

Benoît Marie, skipper de « Les P’tits Doudous » :

« Cette course sera ma troisième transatlantique et ma première Transat Jacques Vabre. Le fait de partir en double est excitant parce que nous sommes deux solitaires qui pouvons pousser les choses plus loin. Cela nécessite d’être bon techniquement mais aussi de savoir gérer l’humain sur un multicoque qui représente le top du top de la voile au large, et avec Armel, qui connait bien l’exercice, on ne pouvait rêver mieux.

Nous allons passer au large de plein d’endroits mythiques comme Fernando de Noronha et ce sera mon premier passage de l’équateur à la voile. Par ailleurs, j’ai passé pas mal de temps en Martinique et je connais bien l’arrivée et la baie de Fort de France. C’est un beau parcours et j’ai hâte de faire une belle trace sur l’Atlantique !

Je suis heureux de pouvoir me mettre au service d’une cause supérieure. J’ai toujours essayé de faire les choses avec un souci environnemental. C’est très ancré en moi. Le fait de pouvoir partager ces valeurs sur une course reconnue et de mener un projet de manière différente est très important »

 

Nolwenn Febvre, Présidente de l’association nationale « Les P’tits Doudous »

« Devant les remparts de Saint-Malo, je rencontre Armel, qui s’apprête à embarquer à bord d’un Class 40 pour affronter l’Atlantique. Nous sommes en 2016 et 20 associations « Les P’tits Doudous » embarquent sur  » The Transat « . Première tempête ensemble, la vie en mer n’est pas simple, le parallèle avec les soignants est pour moi une évidence. 

Depuis cette première aventure, Armel et « Les P’tits Doudous » ont continué de grandir ensemble, en Multi 50 et en IMOCA, sur l’Atlantique et sur les mers du globe… avec 100 associations, 1500 soignants embarqués et des milliers de doudous collectés pour les enfants ! 

Les soignants vivent la violence des tempêtes qui s’abattent sur les enfants, les familles face à la maladie. Comment avancer vers la victoire, trouver les ressources, se dépasser, ne pas lâcher, tomber, repartir vers des temps plus cléments. Armel est un ambassadeur ! Naviguer sur les océans, sur notre planète, donne du sens à notre engagement collectif. C’est simplement une rencontre, une aventure humaine, chacun s’enrichit dans les épreuves, dans les challenges et nous construisons nos projets, pour vivre et avancer ensemble ! Demain sera encore plus beau qu’hier ! »

 

Hugues Meili, PDG de Niji :

« Nous sommes fiers et heureux d’accompagner ce projet à double titre. D’abord, parce que nous soutenons « Les P’tits Doudous » depuis sept ans et que nous avons notamment pris en charge la réalisation du jeu « Le Héros, c’est toi ! ». Nous partageons des valeurs fortes d’audace, de bienveillance… Il y a, entre nos deux équipes, de la confiance et du respect. Mais cela tient également au fait qu’il existe, entre Niji et la voile, une longue histoire qui a pris des formes différentes au fil des ans. Cette fierté est collective et partagée par l’ensemble de nos équipes qui se réjouissent de voir notre soutien aux « P’tits Doudous » s’incarner aujourd’hui dans ce projet bateau qui va inévitablement renforcer l’enthousiasme en interne ».

 

Bruno Fustemberg, DG de Moulin Roty :

« Nous sommes aux côtés des « P’tits Doudous » depuis le début et nous n’imaginons pas ne pas continuer à soutenir l’association. Avec Armel c’est une longue histoire puisque nous avons commencé à l’accompagner en 2003 sur la Mini Transat. C’est un plaisir de prendre part à cette nouvelle aventure et de continuer à suivre cette association qui a vraiment de très beaux projets. Nous allons continuer à avancer ensemble, sur terre et sur mer ».

 

Raphaele Leroy, Directrice de la Direction d’Engagement d’Entreprise des Réseaux France de BNP Paribas :
« A travers son dispositif Act for Impact dédié aux entrepreneurs et associations à impact positif, BNP Paribas soutient « Les P’tits Doudous ». Aujourd’hui, nous sommes très heureux de poursuivre notre engagement aux côtés de l’équipe des « P’tits Doudous », et nos collaborateurs encore plus ! Tout au long de la Transat, du Havre à la Martinique, ils seront à quai pour proposer des petits doudous et donner au plus grand nombre l’envie d’embarquer dans l’aventure ».

 

En savoir plus :

Les P’tits Doudous – www.lesptitsdoudous.org :

Les P’tits Doudous sont un réseau d’associations de professionnels de santé qui œuvrent pour améliorer le vécu des enfants, des parents et des soignants à l’hôpital.

Notre mission est d’améliorer l’accueil et le bien-être des enfants opérés, de réduire leur anxiété par le jeu et le numérique avant l’opération chirurgicale.

Notre ambition est de faire évoluer les pratiques de soins à l’hôpital grâce à l’écoute des besoins des patients par les soignants et d’améliorer les conditions de vie du personnel soignant. En donnant la possibilité aux soignants de proposer eux-mêmes, des idées et des projets d’amélioration, en s’appuyant sur le numérique et sur le développement durable, nous les amenons à faire évoluer leurs pratiques. L’impact social de notre projet est donc important.